Les cours des grains augmentent beaucoup plus vite que ceux de la viande, depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Des éleveurs sont en effet en grande difficulté. « Certains d'entre eux sont à contre-marge et les fabricants d’aliments pour animaux sont pris en étau ! », avertit Edward-Hugues de Saint-Denis, courtier de la société Plantureux et Associés. « Une hausse des prix de la viande est annoncée pour les consommateurs finaux… Mais cela ne sera pas suffisant au vu de l’explosion du coût des céréales », renchérit Damien Vercambre, courtier d'Intercourtage.
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La demande intérieure en grains pourrait donc s’en retrouver pénalisée. De quoi faire baisser les prix ? Pas forcément selon Edward-Hugues de Saint-Denis : « Cela engendrerait plutôt une réorientation des flux des grains. On en consommerait moins sur le marché intérieur, mais on en exporterait davantage ».