Grossistes : leur statut bientôt précisé dans le code du commerce ?

- - 2 min
Philippe Barbier, président de la CGF, en conférence de presse annuelle des grossistes le 16 mars 2023. Crédits : © SC
Dans le chapitre alimentaire du baromètre CGF, évolution des chiffres d'affaires trimestriels par rapport à 2021 et tendants des 4 trimestres. Crédits : © Baromètre CGF

La CGI devenue CGF (Confédération des grossistes de France) en 2022 devient un interlocuteur parfaitement identifié des pouvoirs publics ; le président Philippe Barbier s’en est félicité auprès des journalistes ce jeudi 16 mars lors du point presse désormais annuel de la confédération des fédérations de grossistes. Philippe Barbier a présenté une organisation en ordre de fonctionnement constituées de 3 pôles opérationnels : social et formation, économique et fiscal, environnement, transport et logistique. Ce dernier pôle est dirigé par Christian Rose, ex-délégué général de l'Association des utilisateurs de transport de fret (AUTF) ; il apporte à la CGF son épais carnet de connaissances.

Un bienfait de la loi Descrozaille

Une nouvelle importante a été annoncée : une place à part de la profession de grossiste dans le code du commerce. Sous réserve d’adoption définitive d’amendements dans la Loi Descrozaille, la profession sera désormais définie (elle inclut les négociants en bétail et de l’agriculture) et disposera d’un régime particulier. Cela évitera sur le plan législatif que chaque disposition réglementaire soit assortie d’une dérogation à l’égard des grossistes et facilitera le travail des commerciaux des entreprises de commerce de gros.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Effet inflationniste en 2023

Quant à la conjoncture, Philippe Barbier a considéré la bonne résistance des différentes branches sectorielles de la profession pendant et à l’issue de la crise Covid 19, soulignant que les PGE (prêts garantis par l’Etat) étaient remboursés. Le baromètre d’activité trimestriel (pour le T4 2022) ne montre pas d’effondrement des volumes en 2022 et une forte inflation, surtout dans le commerce alimentaire, dont les grossistes ont répercuté les prix d’achat. Pour autant, alors que les coûts d’intervention sont restés contenus en 2022, les sujets d’inquiétude vont se confirmer en 2023, du fait de la hausse des produits achetés, de l’énergie et des salaires, selon Philippe Barbier. Le baromètre prédit des marges brutes à la baisse pour les grossistes alimentaires.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires