Au premier regard, l’engin ne semble pas très différent d’un petit chenillard. Tout juste distingue-t-on une caméra sur l’arceau et un petit caisson sur le dessus du capot moteur. Ce caisson abrite l’ordinateur, la tête « pensante » du véhicule. Encore à l’état de prototype, l’engin reste radiocommandé pour les manœuvres dans les vignes ou pour le monter sur le plateau de transport. Doté de capteurs de distance à ultrasons, l’engin sait se positionner et se déplacer dans les rangs de vigne. « Il reste à lui enseigner les demi-tours, explique l’un des jeunes informaticiens de la start-up. Nous voulons l’équiper d’une antenne GPS pour baliser son champ d’action. » Vitibot s’est donné les vignes pentues de Champagne comme terrain de prédilection. « Ce sont des zones difficiles à travailler avec un enjambeur. Le chenillard autonome aura l’avantage d’évoluer dans ces parcelles sans mettre en danger la vie d’un opérateur que ce soit par l’exposition à des pesticides ou par les risques de renversement. » Dès 2017, Vitibot entend commencer une activité de prestation (tonte, effeuillage, désherbage mécanique sous le rang, en attendant la pulvé), une façon pour la start-up d’améliorer et de fiabiliser l’outil avant la phase de commercialisation. « Le prix des prestations devrait être sensiblement inférieur aux mêmes prestations pratiquées aujourd’hui avec un opérateur, du fait de l’absence même d’opérateur », avance-t-on chez Vitibot. 2018 devrait voir arriver un modèle encore plus abouti. « Nous aimerions intégrer une caméra qui puisse travailler de nuit, pour intervenir aux moments de la journée les plus favorables à la pulvérisation (hygrométrie, absence de vent, température), mais aussi pour travailler une plus grande plage horaire. »
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À terme, une version hybride d’un chenillard, probablement plus puissant et enjambeur, pourrait voir le jour pour récupérer une partie de l’énergie dans les descentes et la recycler en montée.