Effectifs et qualité pour les races alpines

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Si le travail sur l'amélioration génétique a bien avancé, le lien avec les filières et les AOP reste à faire. Crédits : © B. Parret

Samedi matin dans le Cantal, il a fallu affronter l'abondance de neige pour rejoindre la Haute Planèze et la salle des fêtes de Paulhac pour la tenue de l'assemblée générale de l'OS Races alpines réunies. Un vrai temps d'hiver attendait la cinquantaine de participants pour la plupart venus en car du Massif alpin et accueillis par le syndicat cantalien de la race abondance et la famille Rouchès. Le car, un moyen de locomotion qu'ils devaient abandonner à quelques kilomètres de leur destination pour terminer en voiture. Et, malgré quelques coupures d'électricité, visiblement rien ne pouvait arrêter les éleveurs pour aller au bout de leurs travaux du jour. Ils étaient d'ailleurs plus nombreux que l'an passé, preuve de leur motivation. L'ordre du jour s'avérait dense pour dresser le bilan de l'actualité des trois races concernées que sont l'Abondance, l'Hérens et la Villard-de-Lans. Trois races à faible effectif pour lesquels les éleveurs tentent de concilier objectifs de sauvegarde et qualité laitière pour la production fromagère. L'enjeu est donc l'amélioration génétique des troupeaux, le rapprochement avec les filières, notamment les AOP fromagères de montagne et de mieux se faire connaître.

Locales mais bien présentes
Pour se faire, l'OS mobilise ses adhérents au sein de différentes commissions dont les dynamiques ne sont pas les mêmes. « Il nous faut être plus engagés sur celles « élevage » et « produits » en étant davantage présents auprès des AOP, car de là découle le revenu de nos exploitations, reconnaissait le président, Philippe Missilier. Nous avons aussi encore un travail à faire sur la performance pour conserver nos meilleurs troupeaux en race pure. Nous devons avoir confiance dans nos races. » 2022 a bien entendu été marquée pour la race abondance par sa mise à l'honneur au Salon de l'agriculture. Cette mise en lumière importante a permis une large mobilisation, notamment des Auvergnats qui ont pu participer gratuitement grâce à une aide conséquente de la Région. « C'était une dépense pour l'OS mais nous avons été suivis par les collectivités et de nombreux partenaires privés, ce qui fait que nos finances restent dans le positif », déclarait dans sa présentation financière, Nicole Bloc, directrice de l'OS. Divagri en faveur des races les plus « fragiles » et au programme « lait cru » Savoie-Mont-Blanc se sont montrés des partenaires fidèles et engagés. 2023 sera l'année de Vaches en piste, fin mars à la Roche-sur-Foron en Haute-Savoie. Le national abondance s'y disputera avec 560 animaux inscrits, provenant de 130 élevages de neuf départements. Seront également présentes les races Prim'holstein, Montbéliarde, Villars-de-Lans, Simmental pour le concours régional, et Hérens avec 80 vaches originaires de France, de Suisse et d'Italie pour le concours de « batailles ». Pour les différents concours, locaux, régionaux et nationaux, l'OS peut compter sur 35 juges formés.

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Alpines en Auvergne

Abondance et Hérens, les alpines font des émules chez les éleveurs auvergnats qui avaient l'honneur d'accueillir l'assemblée générale et de voir leurs collègues alpins découvrir leur travail. Arrivés le matin pour les travaux statutaires, les participants ont découvert ensuite la Ferme du Jarry de la famille Rouchès, à la manoeuvre pour l'organisation de cette journée. « Nous sommes très honorés de votre présence dans le Cantal qui est pour nous une reconnaissance », déclarait Jacques Rouchès, président du Syndicat Départemental Abondance cantalien. Nous avons ainsi l'impression de vraiment faire partie de l'OS ». Avec son épouse Marie-Claire, ses enfants, Perrine et Nicolas, et un salarié, il conduit un troupeau de 55 vaches avec production et commercialisation de cantal et de salers.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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