À l'appel de la FDSEA et de JA23, les agriculteurs creusois se sont fortement mobilisés mercredi.

Au bout d'un moment il fallait s'y attendre, à force de normes, de contrôles et de paiements non versés, les agriculteurs en ont ras-le bol.

L'opération "on marche sur la tête", fin 2023, ne semble pas avoir eu l'effet escompté sur les autorités, il a donc fallu passer la seconde, ce qui a été fait en Creuse ce mercredi 24 janvier. 

Rendez-vous en tracteur a d'abord été donné en tout début d'après-midi sur quatre points de rassemblement répartis sur le territoire départemental, puis chaque convoi s'est dirigé vers Guéret, place Bonnyaud, pour rencontrer madame la Préfète. Rien qu'au départ de Jarnages, on a pu compter une centaine de tracteurs, pour un total de plus de 270 à l'arrivée à Guéret. Et 600 manifestants étaient présent pour la discussion avec la représentante de l'État. Une telle foule n'avait pas été vue depuis très longtemps à Guéret.

Très animée, la discussion avec madame Frackowiak-Jacobs a surtout permis de lui faire part des revendications agricoles, qu'elle a promis de faire remonter à l'occasion d'une réunion de préfets prévue ce vendredi. Elle semble avoir tout à fait saisi que ce que demandent les agriculteurs ne sont pas des aides mais simplement de vivre dignement de leur métier, sans vente à perte comme c'est toujours le cas malgré la Loi Egalim.

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Les doléances apportées, afin que les mots restent bien gravés, FDSEA et JA ont décidé de passer à la phase de blocage. Après les ronds points filtrés autour de Guéret en début de soirée, c'est finalement la RN145 qui a été totalement bloquée. 

 

 

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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