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Compagnie des Amandes : le projet de casserie se précise

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La cassserie de la Compagnie des Amandes sera située à Signes dans le Var. Crédits : © Compagnie des Amandes
Lors du dernier Medfel, François Moulias, directeur général de la Compagnie des Amandes et Laurent Ratia, producteur et futur président de l'OP Amandiers de France ont tenté de séduire de nouveaux producteurs. Crédits : © Claire Tillier - FLD

L’an dernier, la Compagnie des Amandes avait annoncé la création d’une organisation de producteurs : Amandiers de France. Constituée à l’heure actuelle en SAS avec les premières exploitations associées à la Compagnie des Amandes, Amandiers de France n’a pas encore l’agrément pour devenir une organisation de producteurs. François Moulias, le directeur général, l’espère pour cet automne. Le président en sera Laurent Ratia, producteur dans l’Aude (12 hectares d’amandiers). Pendant ce temps, les projets, notamment celui de la construction d’une casserie répondant aux exigences actuelles, avancent.

Pourquoi construire une casserie d’amandes alors qu’il en existe déjà en France ? Parce que l’essentiel de la production française d’amandes est aujourd’hui cassé en Espagne et que les petites casseries françaises existantes ne bénéficient ni de la capacité de stockage, ni d’une technologie suffisante pour les normes industrielles actuelles nécessaires aux ambitions de la Compagnie des Amandes. Le projet de construction d’une casserie située sur la commune de Signes, dans le Var, a donc été retenu. L’investissement (terrain, bâtiment de plus de 7 000 m2, dont 3 000 m2 de stockage, équipements) s’élèverait au total à 13,5 M€. Il sera financé par l’emprunt et soutenu par des subventions publiques. L’attribution de 2,3 M€ dans le cadre de France 2030 (« 60 % de subventions et 40 % d’aides remboursables », précise François Moulias) a été actée en avril, tout comme l’octroi par la Région de 1,3 M€ (fonds européens). Cette casserie, François Moulias la souhaite « à la pointe de l’exemplarité écologique et énergétique ». La Compagnie des Amandes vient de signer un partenariat avec la société française Idex. Elle équipera notamment la casserie de panneaux photovoltaïques sur l’intégralité de la toiture. La casserie sera ouverte à tous, producteurs adhérents à Amandiers de France ou non, mais les adhérents bénéficieront d’un tarif inférieur de 15 % sur la prestation complète : collecte, casse et stockage. Les travaux devraient débuter cette année pour une livraison prévue en 2024.

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Une assurance récolte spécifique

Parmi les autres avantages pour les producteurs adhérant à la future organisation de producteurs Amandiers de France, une assurance récolte collective particulièrement axée sur le gel, risque majeur pour l’amandier. Les dirigeants ont opté pour un système d’assurance « moins cher et plus efficace » selon le directeur général. « L’idée n’est pas d’assurer l’intégralité de la récolte, seulement une partie des charges ainsi que les échéances bancaires », développe François Moulias. L’étendue de l’ensemble des plantations, couvrant le Grand Sud, permettrait en outre de limiter les risques. Voilà de quoi convaincre peut-être de nouveaux producteurs à rejoindre l’aventure. La Compagnie des Amandes entend fédérer les producteurs, petits comme plus gros, de manière à proposer une offre française premium.  

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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