Comment réduire les apports de zinc en phase de croissance des porcs 

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Selon une étude publiée fin 2024, des chercheurs danois concluent à la possibilité de réduire largement les apports en zinc minéral en phase de croissance en engraissement.

Selon une étude publiée fin 2024, des chercheurs danois concluent à la possibilité de réduire largement les apports en zinc minéral en phase de croissance en engraissement, grâce en partie à la présence de phytase à forte dose dans l’aliment, mais également en appliquant une conduite d’ensemble de l’apport en zinc depuis le sevrage, avec une teneur proche de 1 400 mg de zinc total par kg d’aliment entre 7 et 10 kg de poids vif. Dans cette étude, les porcs ont reçu, à partir de 28 kg de poids vif, 31, 69 ou 102 mg de zinc total par kg d’aliment. Le niveau le plus faible correspond à l’apport en zinc des céréales et des tourteaux. Les autres niveaux sont obtenus par addition de zinc minéral. La teneur en phytase ajoutée est élevée (1 000 FTU/kg). Outre les performances zootechniques, sont également regardées, la fréquence des diarrhées, les lésions de la peau (signe de carence en zinc) et la teneur en zinc du plasma. Les performances de croissance obtenues avec des femelles et des mâles castrés sont très élevées, avec en moyenne près de 1 200 g/j de GMQ et un indice de consommation compris entre 2,3 et 2,4. Il n’y a cependant aucune différence significative entre les régimes. Aucun signe de carence en zinc (parakératose) n’est apparu sur les animaux et la fréquence des diarrhées est similaire entre les régimes. Des différences significatives logiques de la teneur en zinc plasmatique selon les régimes sont observées en milieu d’engraissement, mais pas en fin d’essai.

Didier Gaudré, [email protected]

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« Compenser un apport plus élevé de zinc au sevrage »

Didier Gaudré, Ifip-Institut du porc

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Didier Gaudré, ifip-Institut du porc © Ifip
Au Danemark, l’usage du zinc à dose thérapeutique (2 500 à 3 000 mg de zinc total par kg d’aliment) au moment du sevrage, a été une pratique courante. L’interdiction de cet usage par l’Union européenne a conduit ses derniers à proposer une logique différente d’apport en zinc, avec un apport concentré au sevrage (dans leurs conditions, ils ont démontré que les besoins des porcs à cet âge sont plus élevés que les 150 mg de zinc total par kg d’aliment autorisés par l’Union européenne), puis de réduire fortement les apports ultérieurs au cours de la vie de l’animal, afin de présenter au final, une excrétion en zinc plus faible que la conduite standard (moins de 150 mg de zinc total par kg d’aliment quel que soit le stade). Ce qui permet de comprendre la logique de leurs essais conduits sur ce thème.

Côté biblio

Growing-finishing pigs do not need additional zinc in a phytase-supplement wheat-barley-soybean meal-based diet. Nielsen T.S., Hansen S.V., Woyengo T.A. Canadian Journal of Animal Science, 2024

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