Comment gérer l’équarrissage à la ferme ?

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Les enlèvements équarrissage sont normalement réalisés dans un délai maximal réglementaire de deux jours francs. Crédits : © D. Hardy
Les avortons, placentas et cadavres doivent être ramassés le plus rapidement possible et ne doivent pas être stockés à même le sol et sans protection dans la zone d’élevage. Crédits : © D. Hardy
Les cadavres d’animaux doivent être placés dans un lieu dédié à l’abri des autres animaux de l’exploitation et des prédateurs. Crédits : © D. Hardy

Les règles de biosécurité imposent de placer les avortons, placentas et cadavres à l’écart avant le passage de l’équarrisseur. Un nettoyage strict des places, matériels et vêtements est vivement recommandé.

Les avortons, placentas et cadavres d’animaux peuvent être des sources de contamination pour les autres animaux, ainsi que pour l’homme dans le cas de maladies zoonotiques. Ces matrices souillées doivent être écartées du reste du troupeau et placés dans un lieu dédié à l’abri du vent, des autres animaux de l’exploitation, y compris les chiens et chats, et des prédateurs. Pour cela, une aire d’équarrissage doit être créée, si possible cachée de la vue des promeneurs.

Une aire loin des poteaux

Pour les ovins, caprins et les veaux il est possible de stocker le bac d’équarrissage hermétique (nettoyé et désinfecté) dans la zone professionnelle et de le déplacer au moment du ramassage sur l’aire d’équarrissage, pour éviter que le camion d’équarrissage ne pénètre dans la zone d’élevage ou la zone professionnelle. On indiquera à l’équarrisseur l’emplacement de cette aire et le chemin d’accès à respecter. De même, une boîte d’échange à l’abri de l’humidité permet la remise des documents. À noter que l’aire d’équarrissage doit se situer à un minimum de 11 mètres des poteaux électriques et l’espace doit être suffisant pour que l’équarrisseur puisse effectuer ses manœuvres sans se retrouver sur la voie publique.

Sous la paille par forte chaleur

Les avortons, placentas et cadavres doivent être ramassés le plus rapidement possible et ne doivent pas être stockés à même le sol et sans protection dans la zone d’élevage. Les avortons, placentas et animaux de petite taille peuvent être stockés dans des sacs en papier kraft ou des sacs d’équarrissage adaptés (pas de sac plastique) et dans un congélateur dédié. Il est possible d’utiliser des cloches à cadavre pour limiter l’accès aux animaux sauvages. En cas de forte chaleur, en attendant la collecte par l’équarrissage, il faut privilégier le paillage des cadavres et ne pas utiliser de bâche qui va augmenter la température et favoriser la décomposition.

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Nettoyage et désinfection

Les enlèvements équarrissage sont normalement réalisés dans un délai maximal réglementaire de deux jours francs (hors week-end). Après le passage de l’équarrisseur, il faudra nettoyer et désinfecter l’endroit où a été découvert le cadavre, de même que les bacs ou cloches d’équarrissage. Le matériel utilisé pour l’acheminement des cadavres jusqu’à l’aire d’équarrissage (brouette, godet…) doit aussi être nettoyé et désinfecté sur cette aire après chaque utilisation et avant de retourner en zone professionnelle.

Source : GDS France

Des précautions lors de la manipulation

Des précautions doivent être prises lors de la manipulation des cadavres, placentas et avortons. Il faut a minima porter un masque et des gants à usage unique. Il est recommandé de nettoyer et désinfecter sa tenue et ses bottes après manipulation ou d’avoir une tenue et des bottes réservées à cet usage. On évitera d’accueillir du public lors du passage de l’équarrisseur. Après toute manipulation des cadavres, l’éleveur doit nettoyer et désinfecter ses bottes, se laver les mains et changer de tenue avant de retourner en zone d’élevage.

Les fiches biosécurité de GDS France

<em class="placeholder">Logo Biosécurité</em>

GDS France a mis en ligne des fiches pratiques sur la biosécurité en élevage de ruminants. Ces mesures préventives visent à protéger les élevages et les intervenants en élevage face aux risques sanitaires. Les trois premières fiches traitent de la gestion du matériel en commun, du zonage de l’exploitation et de l’équarrissage.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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