Comment brûle un poulailler

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« Un feu de bâtiment statique ressemble à celui d’un bâtiment agricole classique, précise le capitaine Col. Son développement occasionne le percement ou l’effondrement. » Crédits : © Sdis29 / Philippe Plougonven
Abondance d'isolants plus ou moins inflammables ou de paille, étanchéité, et bien sûr défaillance technique, créent un cocktail pouvant être explosif. Crédits : © Sdis29 / Rachel Le Guillou

Le capitaine Gauthier Col, chef des opérations du Sdis29 (1) souligne que la forte isolation et la bonne étanchéité des poulaillers à ventilation dynamique sont à l’origine de feux particuliers, de type « couvant ».

Le scénario du feu avicole est souvent le même. La défaillance électrique ou l’accident de chauffage embrase un combustible abondant (paille, isolant), qui dégage de grands volumes de fumées toxiques (notamment par pyrolyse de l’isolant) ne pouvant s’échapper suffisamment vite à l’extérieur. La température intérieure augmente fortement.

L’étanchéité du bâtiment peut momentanément contribuer à « calmer » le feu par manque d’oxygène, lequel donne peu de signes visibles à l’extérieur. Sans apport d’air (par effondrement de la toiture), il peut éventuellement s’éteindre de lui-même.

 

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Ce répit ne se produit pas avec une ventilation statique, car l’air extérieur alimente le feu en permanence. « Un feu de bâtiment statique ressemble à celui d’un bâtiment agricole classique, précise le capitaine Col. Son développement occasionne le percement ou l’effondrement. »

 

Un mélange explosif à l’intérieur

Lorsque les pompiers arrivent, si le sinistre est peu visible et masqué, ils peuvent être tentés de s’engager à l’intérieur. S’ils le font, ils apportent massivement de l’air dans le bâtiment et le plafond des fumées très vite descend au sol.

Toutes les conditions d’un cocktail détonant ont été réunies : forte énergie d’activation, fumées inflammables, apport oxygène. En quelques secondes, tout l’intérieur s’embrase.

Les sapeurs finistériens ou les éleveurs qui en ont été témoins décrivent une « boule de feu » qu’ils voient avancer et ravager le bâtiment. « Malgré leur position allongée de sécurité, nos deux collègues coincés à l’intérieur du poulailler de Plouyé en 2018 ont dû se déplacer pour échapper à une ambiance thermique qui devenait insoutenable », décrit le capitaine Col.

(1) Service départemental d’incendie et de secours du Finistère.
 
<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

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