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Comment bien alimenter ses agneaux en bergerie ?

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Une étude du Ciirpo a démontré que la séparation des agneaux de leurs mères dans la journée n’améliorait pas leur croissance. Crédits : © B. Morel

La valeur alimentaire, la composition ou encore le mode d’utilisation des aliments font partis des principes clés pour réussir l’engraissement des agneaux de bergerie.

Pour atteindre les objectifs de finition des agneaux à l’engraissement, il est essentiel de leur fournir une ration bien dosée. Le Ciirpo et l’Institut de l’élevage ont émis des recommandations sur les principes fondamentaux de l’alimentation des agneaux en bergerie.

Les valeurs alimentaires idéales

Pour garantir un indice de consommation optimal, la valeur énergétique d’un aliment doit être comprise entre 0,9 et 1 UFV (unité fourragère viande) par kilo brut. La valeur azotée, quant à elle, doit se situer entre 100 et 110 grammes de PDI (protéines digestibles dans l’intestin) par kilo brut, au-delà, l’excès d’azote est perdu dans les urines. Les valeurs énergétique et azotée peuvent être vérifiées auprès du fournisseur d’aliments.

Concernant les micronutriments, ils sont généralement inclus dans les aliments complets du commerce. Pour les mélanges fermiers, en revanche, il est impératif d’ajouter à la ration un aliment minéral et vitaminé adapté.

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Des matières premières complètes et biens dosées

Un mélange de céréales et de légumineuses

La conservation des aliments entiers permet de limiter l’acidogénie des rations. De plus, respecter les taux d’incorporation des céréales et des protéagineux assure l’équilibre de la ration.

Pour les céréales, il est important de ne pas dépasser 40 % d’incorporation de blé dans la ration totale en raison de son effet acidogène. Les autres céréales telles que le triticale, l’orge, le seigle ou l’épeautre ne présentent pas de restriction particulière. En ce qui concerne les protéagineux, le pois peut être incorporé jusqu’à 40 %, la féverole jusqu’à 30 %, et le lupin jusqu’à 25 % de la ration totale. Les rations à base de méteils doivent contenir au moins 30 % de protéagineux et moins de 40 % d’avoine. Enfin, l’aliment minéral doit représenter 3 % de la ration totale.

Des croissances comparables avec ou sans aliment de démarrage

Selon une étude menée par le Ciirpo, les gains de croissance des agneaux sont similaires jusqu’au sevrage, qu’ils soient nourris avec un aliment de démarrage suivi d’un aliment de finition (granulés de 2,5 puis de 4 mm) ou uniquement avec un aliment destiné à la finition (céréale et complément azoté).

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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