La collecte laitière française a dégringolé de 10,9% la semaine du 22 au 28 juin par rapport à la semaine précédente. Avec un prix du lait en diminution, l’impact sur les revenus des éleveurs laitiers pourrait être important d’autant que les fortes températures subsistent, impactant désormais également les fourrages.
Selon les dernières données de FranceAgriMer, les fortes températures de fin juin, ont entraîné une baisse de la collecte laitière nationale de 10,9% la semaine 26 du 22 au 28 juin par rapport à la semaine précédente. Par rapport à la même semaine l’année précédente, la baisse atteint 7%, alors que le mercure dépassait la barre des 40 degrés dans de nombreuses régions.
Evolution de la collecte de lait lors de la semaine 26 du 22 et 28 juin 2026
Régions
Evolution par rapport à la même semaine en 2025
Evolution par rapport à la semaine précédente en 2026
Auvergne-Rhône-Alpes
2,4%
-4,9%
Bourgogne-Franche-Comté
-0,3%
-8,1%
Bretagne
-14,4%
-13,6%
Centre-Val de Loire
-12%
-14,5%
Grand Est
1,5%
-11,2%
Hauts-de-France et Ile de France
4%
-6,4%
Normandie
-12,5%
-13,2%
Nouvelle-Aquitaine
-8,6%
-11,8%
Occitanie PACA
4,2%
-4,6%
Pays-de-la-Loire
-10,7%
-12,6%
FRANCE
-7%
-10,9%
Source : FranceAgriMer/sondage lait de vache
La collecte laitière française décroche en semaine 26 à cause des fortes températures
Graphique collecte de lait française par semaine entre 2023 et 2026 - Source FranceAgriMer / sondage lait de vache
Moins de volume, moins de revenu pour les éleveurs
La FNPL déplore des baisses de collecte pouvant atteindre jusque 20% dans certains secteurs. « Les producteurs ne peuvent pas aujourd’hui supporter seuls les conséquences de la canicule. Les transformateurs doivent prendre leur part et envoyer dès maintenant un signal prix positif », exhorte Yohann Barbe, président de la FNPL, dans un communiqué du 30 juin.
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Même son de cloche du côté de la FRSEAO (Ouest) section laitière : « C’est aujourd’hui la double peine pour les éleveurs. Non seulement le prix est toujours bas (à peine 400 €/1 000 litres depuis le début du printemps pour la plupart des gros groupes laitiers) mais désormais les volumes sont également en baisse. L’impact sur le chiffre d’affaires et les trésoreries est irrémédiable. Il est désormais indispensable que les transformateurs lancent un signal positif sur le prix », écrit le syndicat dans un communiqué du 6 juillet.
« La collecte laitière française était déjà freinée depuis avril, sous l’effet d’une météo peu favorable à la pousse de l’heure, et de la FCO qui a décalé les vêlages, analysent nos collègues des Marchés. La reprise des vêlages qui s’opère laissait attendre un retour de la croissance, mais la sécheresse et les conditions météo éprouvantes pour les animaux pourraient changer la donne. »