« 85 départements vont mener des actions », a annoncé ce matin Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, dans Télématin sur France Télévisions, prévenant qu’il « n’y a pas d’esprit de recul » parmi les agriculteurs.
Où se situent les actions de mobilisation agricole ?
A mi-journée ce mercredi 24 janvier, de nombreuses actions étaient organisées sur le terrain parmi lesquelles des blocages routiers, opérations escargot ou manifestions devant les préfectures, des centrales de grande distribution ou des laiteries :
sur l’A63 à Bayonne
sur la rocade de Bordeaux (200 tracteurs)
sur l’A7 dans le sens Marseille-Lyon à hauteur d’Avignon (70 tracteurs)
sur la nationale 10 près d’Angoulême (150 tracteurs)
sur la plateforme logistique de Leclerc à Castelnaudary
devant la sous-préfecture de Dordogne à Bergerac
sur l’autoroute A71 à Clermont-Ferrand
sur l’autoroute A13 dans l’Eure
dans le Centre, à Orléans, Châteauroux et en direction de Bourges
sur la RN12 à Morlaix (50 tracteurs)
à Domfront en Poiraie dans l’Orne l’usine de camembert Président (Lactalis)
sur l’autoroute M35 à Strasbourg (400 tracteurs)
sur l’autoroute A4 dans la Meuse
sur l’autoroute A2 près de Valenciennes dans le nord et d’A16 au niveau de Beauvais
54 départements engagés selon les Jeunes agriculteurs
54 départements étaient mobilisés ce mercredi 24 janvier, selon Jeunes Agriculteurs. Et d’autres départements devraient entrer en action dès le jeudi 25 janvier. C’est le cas notamment du Calvados, où la FDSEA prévoit que les agriculteurs se rendent devant les services de l’Etat pour rendre symboliquement leurs bottes.
Premier bilan des actions JA/@FNSEA du jour ! Nous sommes déterminés à faire entendre la colère du monde agricole et ses revendications ! Rendez-vous demain pour la suite et une carte pleine !#AgriculteursEnColerepic.twitter.com/HGCvc2wvZ1
« A ce stade bloquer Paris n’est pas une option. Mais si on devait ne pas être entendus ou une forme de mépris, cela pourrait évoluer. En France la colère est là c’est important de la montrait », déclarait Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, ce matin sur Télématin (France Télévisions).
Les manifestants picards montraient au fil de la journée leur volonté de se rapprocher de la capitale. « Ça va bouger, les agriculteurs veulent être entendus à Paris », a ainsi affirmé à l'AFP Luc Smessaert, polyculteur-éleveur et vice-président de la FNSEA. Plusieurs agriculteurs des Hauts-de-France ont exprimé sur les chaînes d’information en continue leur volonté de mener leurs tracteurs jusqu’à Paris.
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"C'est pour faire monter la pression auprès du gouvernement": les agriculteurs de l'Oise s'apprêtent à partir vers Paris en tracteur pic.twitter.com/iunZmDmvfA
La Coordination rurale et la Confédération paysanne entrent dans le mouvement
Après la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs (JA) reçus lundi, la Coordination rurale et la Confédération paysanne sont sortis mardi soir du bureau de Gabriel Attal sans appeler à lever les blocages. La première a jugé l'échange « constructif » tandis que la seconde parlait de propositions « insuffisantes ».
Pour autant les deux syndicats se mobilisent aussi sur le terrain. Ce mercredi 24 janvier, les militants de la Coordination rurale ont manifesté devant le Parlement européen à Bruxelles pour protester contre les « contraintes toujours plus élevées de la réglementation européenne ».
De son côté la Confédération paysanne annonçait sur X la mobilisation de plusieurs antennes locales « pour exprimer leur ras-le-bol face aux politiques économiques ultralibérales qui font disparaître les paysans ». Une action a notamment eu lieu dans les Hautes-Alpes et deux autres sont prévues le 25 janvier dans le Rhône et dans le Var.
Plusieurs Confédération paysanne seront mobilisées pour exprimer leur ras-le-bol face aux politiques économiques ultraliberales qui font disparaître les paysan.nes. Ce mercredi 24 à 13h dans les Hautes-Alpes, ce jeudi 25 à 8h dans le Rhône, à 14h à Draguignan dans le Var...
En Europe, agriculteurs italiens et espagnols prêts à se mobiliser
En dehors de nos frontières, la grogne agricole gagne aussi du terrain. Après la Hongrie, la Pologne, la Roumanie et la Bulgarie (mobilisation face aux importations massives de céréales ukrainiennes) puis l’Allemagne (10 jours de mobilisation 10 000 tracteurs 30 000 agriculteurs qui sont allés à Berlin contre la suppression de l’avantage fiscal sur le diesel), des agriculteurs d’autres pays se mobilisent en Europe.
Sur BFMTV, Christiane Lambert, présidente de la Copa (Comité des organisations professionnelles agricoles de l’Union européenne), annonçait ce matin que l’Espagne et l’Italie (suite aux inondations et un manque d’accompagnement du gouvernement) allaient rejoindre le mouvement pour demander le soutien à leurs gouvernements.