L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 5 et 6 décembre 2024, expliquée par La Dépêche Le petit meunier.
Les prix du blé sont restés stables sur Euronext et le marché physique français entre les séances du 5 et 6 décembre avec une faible activité en raison de la tenue de 64e Bourse de commerce européenne des céréales et des oléoprotéagineux, organisée par AgroParisBourse. Signalons un facteur de soutien aux cours : les mauvaises conditions de culture en Russie. Les prix du maïs sur Euronext et sur le marché physique français ont légèrement reculé avec l’avancée des chantiers de récolte dans l’Hexagone. Les prix de l’orge fourragère nationale étaient stables dans le sillage du blé tendre.
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En blé, la semaine dernière s’est achevée avec la très attendue 64e Bourse de commerce européenne des grains, organisée par AgroParisBourse. Les échanges sur le marché à terme d'Euronext étaient donc très limités vendredi. Lors de sa conférence sur cet événement, Agritel a communiqué ses estimations de production de blé 2025-2026 pour les pays du pourtour de la mer Noire avec un léger repli en Russie de 200 000 t. En Ukraine, le cabinet d'analyse projette une baisse plus marquée de 1,4 Mt tout comme en Roumanie avec une diminution de 1,04 Mt. Les inquiétudes sur les conditions de culture russes se sont renforcées. En effet, le vice-Premier ministre russe a confirmé le mauvais état du blé tendre d’hiver. Selon lui, le risque de replanter des surfaces au printemps s'intensifie. Toujours en mer Noire, les élections en Roumanie sont observées par le marché. En effet, le candidat Câlin Georgescu pourrait signer l’arrêt du transit du blé ukrainien en cas d’élection à la présidentielle du pays. Malgré la victoire de ce candidat pro-russe au deuxième tour, ce week-end, les résultats ont été invalidés la Cour constitutionnelle. En Egypte, un bouleversement est en cours sur le fonctionnement des appels d’offre. Selon une lettre adressée au ministère russe de l’Agriculture, l’agence militaire Mostakbal Misr doit reprendre le contrôle des importations assuré jusque-là par le Gasc. Cette information, qui n’est toutefois pas confirmée officiellement par la Russie, jette le trouble sur les prochains achats de blé égyptiens.
Enmaïs, les bonnes exportations états-uniennes continuaient de supporter les cours du CBOT vendredi dernier. Cela n'a pas empêché les prix sur Euronext de décrocher, subissant la pression de la fin de la moisson hexagonale, annoncée comme bonne, à plus de 14 Mt. Le marché attend une réduction des stocks de maïs états-uniens dans le prochain rapport USDA à paraître le 10 décembre 2024. Les exportations brésiliennes perdent de leur vigueur avec un volume de 4,7 Mt pour de dernier mois de novembre. Cela apporte du soutien à la graine jaune outre-Atlantique, car cette baisse est synonyme de moindre concurrence.
Concernant l'Union européenne, Ursula von der Leyen a annoncé que les négociations sur l’accord de libre-échange du Mercosur ont abouti. Selon la présidente de la Commission européenne, les états membres ne sont pas définitivement engagés. En effet, la signature de l’accord demande encore un mandat du Conseil de l’UE.
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Fondamentaux :
Russie, blé, production : estimée en 2025-2026 à 81,5 Mt contre 81,3 Mt en 2024-2025 (source : Agritel) ;
Ukraine, blé, production : estimée en 2025-2026 à 23,7 Mt contre 22,3 Mt en 2024-2025 (source : Agritel) ;
Roumanie, blé, production : estimée en 2025-2026 à 11,12 Mt contre 10,08 Mt en 2024-2025 (source : Agritel).
Marchés physiques français du 6 décembre 2024 (base juillet pour les céréales)
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