L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 16 et 17 décembre 2024, expliquée par La Dépêche Le petit meunier.
Les prix du blé tendre ont cédé du terrain sur les principales places de marché aux États-Unis et en Europe entre le 16 et le 17 décembre. Ceux du maïs se sont également repliés sur le CBOT et sur Euronext. Sur le marché physique français, les prix du blé tendre et de l'orge fourragère ont reculé , tandis que ceux du maïs stagnaient.
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En blé, l’imminence de l’arrivée sur le marché des récoltes argentine et australienne, attendues plutôt abondantes, a pesé sur les prix à Chicago, Minneapolis, Kansas City et sur Euronext. Seule la révision en baisse de 3 Mt de la récolte russe par les analystes de SovEcon apportait un semblant de soutien aux prix. Les conditions d’implantation difficiles en Russie ont en effet conduit le cabinet à revoir à la baisse sa prévision de production en blé d’hiver, ce qui porterait la récolte russe de blé à 78,7 Mt, juste au-dessus de la récolte 2021 qui se montait à 76 Mt.
Sur les marchés européens, le retard des exportations européennes de blé pesait sur les prix. Agreste a publié ses premières estimations pour les surfaces en céréales d’hiver. Celles-ci rebondissent en blé tendre par rapport à l’an passé, mais reculent en blé dur. Les surfaces d’orge restent stables d’un an sur l’autre.
En Ukraine, le prix du blé était en hausse, selon l’agence APK-Inform. La réticence des agriculteurs à la vente et la baisse de l’offre tirent les prix vers le haut, d’autant plus que la hrvynia s’est dépréciée et que les prix russes ont progressé avec les moins bonnes perspectives de récolte.
Sur les marchés de l’orge, les prix de l’orge kazakhe et ukrainienne se sont appréciés, avec le manque d’offre, la dépréciation des monnaies locales et le recul de l’offre russe, selon la même source.
Les cours du maïs ont cédé du terrain sur le CBOT et sur Euronext, sur fond de prises de bénéfices après les hausses de la veille. La demande chinoise interroge également. Les conditions météorologiques en Amérique du Sud s’avèrent favorables et constituent un facteur baissier supplémentaire. La baisse des prix du soja se faisait aussi ressentir sur le maïs. Une vente exceptionnelle au Mexique n’a pas réussi à apporter du soutien aux cotations. En France, Agreste a revu en hausse la production de maïs pour 2024.
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