L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 30 septembre et le 1er octobre 2024, expliquée par La Dépêche Le petit meunier.
Les prixdu blé tendre et du maïs ont grimpé entre les séances du 30 septembre et du 1er octobre sur Euronext et le marché physique français, pour deux raisons : les inquiétudes climatiques au sein de divers bassins de production mondiaux, et l'accroissement des tensions géopolitiques. Les cours de l'orge fourragère n'ont eu d'autres choix que de suivre le mouvement haussier.
Pour tout savoir sur l'actualité des marchés agricoles, cliquez ici
Les craintes climatiques se concentrent essentiellement sur la Russie en blé. La région de Voronezh, grande région céréalière, a été déclarée en état d'urgence à cause du sévère déficit hydrique. Et les prochains jours ne devraient guère être plus arrosés. Cela pénalise les travaux de semis. Les prix au départ de la Russie augmentent, sans contraindre la bonne dynamique des exportations. Ajoutons à cela une production en Ukraine qui seraient inférieure aux espérances du marché, et des semis qui avanceraient bien selon diverses sources publiques et privées. Du côté géopolitique, la hausse des tensions au Moyen-Orient fait flamber les cours du pétrole, affectant par ricochet le blé. Enfin, il faut noter la baisse de l'euro face au dollar, redonnant de l'attractivité aux origines UE. Toutefois, il faut rappeler que le rythme des exportations françaises et européennes de blé et d'orge reste indolent actuellement. De plus, le directeur de la Fédération marocaine des négociants de céréales et oléagineux a indiqué que le Maroc importera davantage de blé russe, allant jusqu'à détrôner l'origine hexagonale. Ces éléments viennent relativiser le contexte haussier. Enfin, les rapports de l'USDA sur les blés (stocks trimestriels et récolte) continuaient de peser sur les valeurs.
En maïs, la progression des prix sur Euronext et le CBOT à Chicago s'explique également par le renchérissement du baril de pétrole, consécutive à l'annonce de tirs de missiles par l'Iran sur Israël. Ajoutons à cela le déficit hydrique au Brésil qui pénalise les semis. La grève des dockers dans les ports états-uniens complique les exportations nationales. Autre élément haussier : l’USDA a annoncé une vente de presque 200 000 t à destination inconnue, à livrer sur la campagne 2024-2025. Enfin, le rythme des exportations ukrainiennes faiblirait.
Pour tout savoir sur l'actualité des professionnels de la filière des grains, cliquez ici
Commerce international :
États-Unis, maïs, vente : 195 000 t, livraison pour la campagne commerciale 2024-2025, à destination inconnue (source : USDA);