L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 14 et 15 octobre 2024, expliquée par La Dépêche Le petit meunier.
Lesprix du blé tendre ont régressé entre les 14 et 15 octobre sur Euronext et le marché physique français, en raison notamment de la chute de ceux du pétrole. Ajoutons à cela l’amélioration prévue des conditions de culture en Europe de l’Est. Même constat du côté du maïs, servant à la fabrication de bioéthanol, qui vient en concurrence de l’or noir. Les cotations de l’orge fourragère ont eux aussi cédé du terrain.
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Les officiels israéliens ont annoncé qu’il se pourrait que les infrastructures pétrolières de l’Iran ne soient pas attaquées. De plus, divers organismes internationaux se montrent pessimistes quant à l’état de la demande mondiale.
En Russie, des pluies sont attendues dans les prochains jours dans les régions Centre et Sud, bénéficiant aux semis deblé et d’orge d’hiver. L’analyste APK Inform rapporte que les récentes pluies ont significativement amélioré les conditions de semis en Ukraine. Seulement 20 % des assolements se trouveraient en situation de déficit hydrique. Les conditions climatiques devraient s’améliorer dans les prochains jours, d’après une source privée. L’USDA a annoncé une importante vente de blé à destination du Mexique.
En France, les services statistiques du ministère de l’Agriculture, Agreste, ont revu à la baisse leur prévision de récolte 2024 de blé tendre hexagonal entre les mois de septembre et octobre, de plus en plus conforme aux attentes des opérateurs, à environ 25,4 Mt. En orge, la production nationale passe sous la barre des 10 Mt. Notons qu’en blé dur, elle a été très légèrement relevée, à plus de 1,2 Mt.
En maïs, les prix ont régressé pour les mêmes raisons que le blé : baisse du pétrole et amélioration des conditions de culture en Europe de l’Est. Ajoutons à cela l’effritement des valeurs sur le CBOT à Chicago, en raison notamment d’inspections hebdomadaires états-uniennes à l’export publiées par l’USDA qui sont ressorties en dessous des attentes du marché, à environ 430 000 t la semaine passée. Rappelons que la récolte états-unienne est attendue comme abondante, et que les moissons avancent bien, réalisée à 47 % selon l’USDA, contre 44 % attendus par le marché (39 % en moyenne lors des cinq dernières années). Ensuite, la concurrence brésilienne reste rude. L’association des exportateurs de grains brésiliens (Anec) a significativement relevé ses prévisions d’exportation de maïs pour le mois d’octobre 2024, à plus de 6 Mt. Agreste a revu en légère hausse sa projection de production hexagonale 2024, à près de 14,5 Mt. La Conab (service détaché du ministère de l’Agriculture brésilien) n’a que peu modifié ses projections de production nationale de maïs, la révisant en très légère baisse, pour passer de 119,79 Mt à 119,74 Mt.
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Fondamentaux :
France, blé tendre, production : 25 428 Mt estimées en octobre 2024, 25 775 Mt en septembre 2024 (source : Agreste) ;
France, orges, production : 9 801 Mt estimées en octobre 2024, 10 049 Mt en septembre 2024 (source : Agreste) ;
France, maïs, production : 14 466 Mt estimées en octobre 2024, 14 389 Mt en septembre 2024 (source : Agreste) ;
France, blé dur, production : 1 211 Mt estimées en octobre 2024, 1 186 Mt en septembre 2024 (source : Agreste) ;
Brésil, maïs, production : 119 739 Mt estimées en octobre 2024 pour 2024-2025, 119 784 en septembre 2024 (source : Conab).
Commerce international :
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