L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 17 et 18 décembre 2024, expliquée par La Dépêche Le petit meunier.
Les prix du blé et du maïs ont cédé du terrain sur le CBOT et sur les autres marchés à terme états-uniens entre le 17 et le 18 décembre, pénalisés par une conjoncture économique morose aux États-Unis. Sur Euronext, les cours évoluaient dans une moindre mesure : le maïs clôturait en légère baisse et le blé en hausse. Sur les marchés physiques français, les cotations du blé tendre ont légèrement progressé, le renchérissement de l'orge fourragère ayant été plus marqué. Le prix du maïs a quant à lui bien reculé sur les places hexagonales.
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Aux États-Unis, la séance a été marquée par la réunion de la Banque centrale états-unienne (FED) qui a abaissé ses taux d'intérêt. Celle-ci prévoit une remontée de l'inflation dans le pays. Les marchés financiers marquaient donc le pas hier, et les céréales n'étaient pas en reste. Ajoutons à cela le recul des cours du soja qui a pesé sur ceux du maïs et par ricochet du blé. Au Brésil, l'association des exportateurs de céréales a revu en hausse sa prévision d'exportations de maïs sur le mois de décembre, ce qui a apporté une pression baissière supplémentaire. Plus grave encore pour les grains jaunes états-uniens, l'opérateur chinois Sinograin a annoncé suspendre la vente de maïs d'importation pour écouler la récolte locale, en progression d'un an sur l'autre. Une vente exceptionnelle de maïs états-unien à la Colombie ne parvenait pas à soutenir les cours, ni un achat coréen de maïs nord-américain.
Sur Euronext, les cotations du blé et du maïs bénéficiaient de la baisse de l'euro face au dollar, favorable aux exportations européennes. Un appel d'offres tunisien en blé tendre et blé dur apportait un peu de soutien aux cours. Le recul des volumes expédiés depuis l'Ukraine ouvrait aussi des perspectives pour les grains européens, même si cela a aussi eu pour conséquence le recul des prix du fret en Ukraine, selon les courtiers de Spike Brokers.
En ce qui concerne les céréales à destination de l'alimentation animale, notons un achat jordanien de 60 000 t d'orge fourragère. Les prix du blé fourrager britannique devraient progresser, avec des opportunités qui pourraient apparaître en raison de la baisse des volumes expédiés depuis la mer Noire. Signalons tout de même que les prix du blé fourrager ukrainien s'inscrivent en hausse d'une semaine sur l'autre, selon l'agence APK-Inform. La demande de la part des importateurs, la rétention des agriculteurs et le soutien du maïs a en effet apporté un certain support aux cours.
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Fondamentaux :
France, blé tendre, stocks de fin de campagne : 2,869 Mt estimées en décembre 2024 pour 2024-2025, contre 2,792 Mt en novembre (source : FranceAgriMer)
France, orges, stocks de fin de campagne : 1,375 Mt estimées en décembre 2024 pour 2024-2025, contre 1,381 Mt en novembre (source : FranceAgriMer)
France, maïs, stocks de fin de campagne : 2,680 Mt estimées en décembre 2024 pour 2024-2025, contre 2,362 Mt en novembre (source : FranceAgriMer)
Commerce international :
Tunisie, blé, appel d'offres : 100 000 t de blé dur et 100 000 t de blé tendre, à charger du 15 janvier au 25 février (source : Reuters)
Brésil, maïs, exportations : 4,1 Mt contre 4,0 Mt précédemment pour le mois de décembre 2024 (source : Association nationale des exportateurs de céréales)
États-Unis, maïs, vente à l’exportation : 135 000 t vers la Colombie (source : USDA)
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