Après trois séances de hausse, le contrat blé de meunerie sur Euronext a marqué un retrait, sous le poids de fondamentaux globalement lourds. Les craintes concernant les conditions climatiques et leur impact sur les cultures de blé d'hiver aux Etats-Unis sont compensées par l'état des cultures pour l'instant satisfaisant sur le territoire européen, tant au sein de l'UE que de la zone mer Noire.
La parité monétaire n'était pas non plus de nature à doper les cours français avec un euro qui a de nouveau progressé face au dollar US, limitant de fait la compétitivité de l'origine UE sur le marché mondial.
Ainsi le blé tendre meunier français a affiché des cours en recul sur le marché physique, comme l'orge fourragère. Le maïs marquait également le pas mais dans une moindre mesure.
On notera les derniers chiffres publiés par le bureau ukrainien des statistiques selon lequel la production de blé 2017 s'élève à 26,1 Mt (proche de 2016) et celle de maïs à 24,1 Mt, en baisse de 14% par rapport à l'an passé. Par ailleurs, selon UkrAgroConsult, alors que la Roumanie a enregistré sa deuxième meilleure récolte de grains en 2017 avec 21,1 Mt engrangées (+1,11 Mt par rapport à 2016), ses exportations pourraient pâtir de difficultés logistiques et de la forte concurrence actuelle, notamment en provenance de Russie et d'Ukraine.
Sur le marché international, les Etats-Unis ont vendu 145 000 t de maïs pour une destination inconnue selon l'USDA.
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