Après des conditions météorologiques favorables aux récoltes d’automne ces dernières semaines, l’arrivée d’un front tempétueux contrarie la poursuite des collectes bio partout en France.
Les fortes précipitations risquent de détériorer la qualité, notamment par les mycotoxines, et des nécessités de séchage, grevant les coûts de production. La récolte de sarrasin, toujours en cours selon les régions, risque d’être décevante en rendement et qualité, avec des risques de contaminations, notamment au datura. Les moissons de maïs, soja et tournesol se poursuivent également, avec des résultats inégaux selon les territoires et les capacités d’irrigation.
Des opérateurs attentistes
Dans ce contexte, le marché bio reste tendu, surtout par manque de connaissance des disponibilités réelles. L’attentisme se poursuit, avec des acheteurs plutôt couverts, soucieux de limiter les hausses de prix, et des collecteurs qui bénéficient de bonnes capacités de stockage, liées à la récolte catastrophique de l’an dernier. En tournesol, les estimations de récolte se confirment en recul, avec des mauvais rendements, notamment dans le Sud-Ouest. Face à l’inconnu sur les liquidités à venir, elles entretiennent la spéculation sur cette graine - en oléique tout comme en linoléique -, avec un prix très ferme néanmoins des transactions ponctuelles à des niveaux inférieurs de 10 à 20 €/t.
Bonnes surprises en maïs et soja
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En revanche, côté récolte, bonne surprise pour le maïs et soja, qui finalement ont mieux résisté aux coups de chaud que prévu. Et les analyses en soja montrent une qualité de graines satisfaisante dans les régions productrices, mais qui pourrait se dégrader avec les pluies. À noter que les négociations en soja alimentation humaine n’ont pas démarré.