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Céréales et oléoprotéagineux bio : une collecte de maïs attendue en retrait de 17 %

Les grandes cultures étant en général plus tardives en bio, compte tenu des conditions spécifiques de semis, la collecte des espèces d’automne se poursuit progressivement dans les régions. 

Troupeau de vaches de race limousine dans un pré, Creuse, octobre 2025.
En bio, les fabricants d'aliments pour animaux utilisent davantage de blé fourrager, triticale et orge, au détriment du maïs.
© Karine Floquet

En maïs, elle est bien avancée dans le Sud-Ouest, sachant que cette récolte n’a pas démarré partout, notamment dans les zones plus à l’Est. D’où encore des inconnus concernant le rendement, même si la qualité globale s’annonce correcte, avec une météo qui limite le séchage. Selon le premier bilan prévisionnel de FranceAgriMer paru le 8 octobre, la collecte de maïs bio et C2 – conversion en deuxième année – est estimée en recul de 17 % comparé à l’an dernier, atteignant pour 2025-2026 un volume de 115 000 t (dont 3 000 t de C2).

Côté utilisations, les prévisions indiquent un repli du maïs de 10 % dans les formules de l’alimentation animale, compensé par le blé fourrager notamment affichant une hausse de son utilisation de 6 %, par le triticale (+ 10 %) et l’orge (+ 23 %). Les fabricants d’aliments pour animaux ont eu tendance à se couvrir plus tôt, en se tournant aussi vers l’importation en légère augmentation, hormis pour le triticale.

Réajustement des prix en fonction de l’offre disponible

Dans ce contexte clarifié avec une collecte de céréales bio estimée supérieure de 20 % pour un volume de 544 000 t sur les quatre principales espèces, comparée à celle catastrophique de l’an dernier qui était divisée de plus de la moitié par rapport celle de 2023-2024, les prix actuels se réajustent. D’autant plus que les stocks ont reculé.

Le marché bio français des grains se stabilise

Face aux perspectives d’évolution des utilisations sur la campagne, évaluées en positif de 1 % en meunerie et de 2 % en alimentation animale, alors que la consommation bio est en reprise de 4,1 % selon AND/Agence Bio sur 2025, le marché bio français des grains se stabilise. 

En tournesol, la récolte continue, avec des qualités et des rendements très variables, contribuant à une forte hausse du cours des graines. Idem pour le soja, dont la collecte est décevante, due aux coups de chaleur de l’été et la sécheresse en non irrigué.

Lire aussi : Céréales et oléoprotéagineux bio : regain d’activité pour la rentrée

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