La France a exporté 174 300 broutards en janvier et février, rapporte Agreste, c’est 8,2 % de moins que sur la même période de 2021. Les ventes de broutards légers sont particulièrement en retrait (-15 %) tandis que celles d’animaux lourds se maintiennent davantage.
Nos envois vers l’Italie se sont maintiennent difficilement (-1 % en février) tandis que l’Algérie restait au rendez-vous t redevenait une destination régulière (9 700 animaux, +34 %). Néanmoins la flambée des coûts de l’alimentation animale depuis la guerre en Ukraine inquiète les acheteurs du Maghreb et les ventes diminuent depuis.
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Mais la baisse de nos exportations s’explique aussi et surtout par le recul du cheptel allaitant français. L’Idele observe ainsi que « la baisse des naissances allaitantes observée au 1er semestre 2021 a fortement réduit les disponibilités en broutards ». Cette baisse des naissances est à relier avec le recul des effectifs de femelles (-2,9 % au 1er mars selon l’Idele). Depuis juillet dernier, il y a eu 3,7 % de naissances de veaux allaitants par rapport à la précédente campagne, soit 86 000 animaux de moins.
C’est surtout en Charolais que les exportations reculent (-13 %), davantage qu’en Limousins (-8 %), pour un total en baisse de 9 % sur les 11 premières de l’année, selon les données de SPIE communiquées par l'Idele. Car les opérateurs français incitent à remplir les ateliers d’engraissement, après plusieurs mois à devoir gérer des difficultés d’approvisionnement.
Les cotations des broutards Charolais ont continué de s'envoler en mars puis en avril tandis que la tendance était à la stabilisation pour les autres races.