Les beaux jours, le soleil, et les odeurs de viande grillée forment un trio assez incontournable dans l’Hexagone. Les trois quarts des Français ont fait un barbecue en 2020, selon un sondage BVA pour Weber et 6 Français sur 10 disposent d’un barbecue. Dès les premiers rayons de soleil, les étals des bouchers et de la GMS se parent de brochettes, marinades et côtelettes. Les places sur le grill sont très convoitées, puisqu’elles permettent aux filières de doper les ventes à une période où la consommation de viande, hors grillade, tend à reculer. Le lapin l’a bien compris, en déclinant depuis plusieurs étés des propositions à griller, avec des saucisses et des brochettes. Pareil pour le veau qui tente de désaisonnaliser ses ventes.
Le barbecue est avant tout synonyme de convivialité selon les Français. Or après deux ans de crise sanitaire et un début d’année anxiogène entre guerre aux portes de l’Europe et inflation qui progresse, il est fort à parier que les Français chercheront à se retrouver en famille ou entre amis pour profiter des beaux jours. Mais pour nourrir une grande tablée en cette période de hausse des prix, nombreux sont les ménages qui devraient adapter leurs dépenses.
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Les prix du porc ont moins augmenté pour le moment
Or s’il est un produit qui a jusqu’ici échappé à l’inflation, et qui se prête bien aux grands conditionnements et aux opérations de mise en avant, c’est bien le porc. Selon les données de Kantar rapportées par FranceAgriMer, le prix moyen d’achat des saucisses fraîches à cuire s’affichait à 9,20 €/kg en mars, soit 2 ,3 % au-dessus de son niveau d’un an plus tôt. Dans le même temps, les prix de la viande ovine à griller ont grimpé de 12,9 % et le bœuf à griller de 6,6 %. Le marché du porc, lui, peine à décoller. Car même si les disponibilités en porc sont fortement réduites du fait la chute de la production européenne, le manque de demande export et une consommation plutôt molle plombe le commerce. Des plateaux associant saucisses, poitrines marinées et ribs pourraient donc être attrayants pour le consommateur.
Pas de menace du végétal
Si 6 français sur 10 cuisinent aussi des légumes au barbecues, ils ne sont qu’un accompagnement pour la viande. Bien sûr les végétariens (1,8 % de la population selon le baromètre de FranceAgriMer) et les vegans ( 0,2 % de la population) opteront pour des brochettes de seitan et des épis de maïs. Mais pour les flexitariens, il est fort à parier que la viande sera encore incontournable sur les grills, quitte à moins figurer au menu le reste de la semaine. Car en période de budgets contraints, la plupart des consommateurs ne sont pas très enclins à tenter des nouveautés.