La Fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab) appelle, dans un communiqué du 1er octobre, à élargir le guichet d’aides à l’achat d’engrais aux exploitations biologiques. L’objectif est de compenser l’augmentation du prix des engrais organiques, non pris en compte dans le dispositif du gouvernement.
Le guichet d’aides à l’achat aux engrais, récemment prolongé jusqu’au 31 décembre et dont le seuil a été abaissé à 350 euros, devrait être élargi aux exploitations biologiques, réclame la Fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab) dans un communiqué du 1er octobre. Pour l’heure l’aide cible « exclusivement les engrais azotés de synthèse », et non les fertilisants et amendements utilisés en agriculture biologique, déplore la Fnab. Or le prix de ces engrais organiques augmente, soutient l’organisation bio, car les agriculteurs conventionnels se reportent sur les solutions organiques avec la hausse des engrais de synthèse. « Ces données confirment une nouvelle inflation, atteignant parfois +20 % à +30 % sur les engrais organiques élaborés (bouchons) ou les fientes », souligne la fédération, s’appuyant sur des données Insee et sur des remontées d’agriculteurs et des coopératives bio.
La Fnab veut « garantir une équité de traitement entre les paysans » pour l’aide sur les engrais
La Fnab dit avoir alerté par courrier le ministère de l’Agriculture sur cette exclusion des bios. Et appelle le gouvernement à élargir le guichet d’aide à l’achat de « l’ensemble des fertilisants et amendements autorisés en agriculture biologique », en prenant en compte rétroactivement les achats effectués pour la nouvelle campagne soit depuis le 1er juin. L’objectif est de « garantir une équité de traitement entre les paysans », affirme la fédération des bios.
Une aide à l’encontre du « plan engrais » du ministère de l’Agriculture, dénonce la Fnab
La Fnab estime aussi que réserver le soutien aux engrais azotés de synthèse maintient « une dépendance structurelle aux énergies fossiles et aux importations ». Ce qui va à l’encontre des objectifs du « plan engrais » du ministère de l’Agriculture, dénonce la fédération.