Aller au contenu principal

Y-aura-t-il de l’ambition pour l’agriculture française ?

Cette semaine s’est ouverte la 25ème édition du Sommet de l’élevage. Rendez-vous incontournable pour le monde agricole, le salon est une véritable vitrine du métier. Mais ces trois jours de parenthèse ne doivent pas faire oublier la situation de l’agriculture française. Les problèmes ne sont pas réglés. La vaches allaitantes ne se vendent pas, le lait est acheté aux producteurs en dessous du prix de production, la quantité et le prix des céréales ne sont pas au rendez-vous, les cours de la viande ovine sont en replis et sa consommation aussi.

Face à cela, JA 63 est derrière ses agriculteurs. Des mobilisations ont récemment eu lieu pour le prix du lait et pour les exportations de viande bovine. D’autres se feront sans doute avant la fin de l’année. À notre échelle nous essayons d’apporter une pierre à l’édifice et de défendre nos productions, et toutes nos productions, sans aucune distinction. La force du syndicat s’est d’être uni et d’avoir un réseau fort.

Mais le sauvetage de l’agriculture française doit aussi passer par un soutien de l’État. La France doit se soucier de ses agriculteurs et avoir une réelle ambition politique. Mettre un plan pour sortir du métier n’est, pour nous pas la solution. Bien au contraire. Nous voulons des idées permettant l’incitation à produire plus et mieux.

Pour savoir où l’on va il faut savoir où l’on veut aller. La destination des JA est très claire. Nous voulons une agriculture française dont la fonction principale reste la production, une production de qualité reconnue et rémunératrice.

À quelques mois de l’élection présidentielle, nous pouvons être sûrs que politiciens et

politiciennes, candidats et candidates vont se presser pour être présents sur le salon. Ils vont nous abreuver de promesses, de beaux mots. Ils vont arpenter les allées du Sommet à la recherche de poignées de mains et de quelques voix. Mais sauront-ils nous proposer des solutions efficaces et pérennes pour que continue à vivre notre agriculture. Auront-ils une ambition pour que les agriculteurs français s’en sortent ? Malheureusement, j’ai bien peur que non et que leur présence ne soit que pour soigner leur belle image. Mais nous, nous serons là pour leur porter nos idées, pour leur préciser ce que nous voulons et pour leur expliquer que les actions valent mieux que les paroles. Nous ne nous laisserons, en aucun cas noyer, dans un flot d’annonces.

Et notre ministre de l’Agricul-ture dans tout cela ?

Il vient de présenter le nouveau, et dernier, budget de son ministère. Un budget en hausse de 700 millions d’euros et qui doit faire face aux crises, parait-il ! Mais suffira-t-il à la régler cette crise ? Cette semaine Monsieur Le Foll vient aussi d’annoncer la mise en place d’un nouveau plan de soutien à l’agriculture (lire page 3). Ma question est la suivante : comment va se faire la mise en œuvre de ce plan ? Les annonces c’est bien, mais elles doivent être suivies d’effets sur les exploitations, et vite !

Peut-être aurons-nous la chance, et je l’espère vivement, de le lui préciser au sein du salon…

Les plus lus

portrait de Domniqué Chargé, président de La Coopérative Agricole.
Dominique Chargé voit les coopératives “prêtes à reconstruire de la souveraineté”

Dans un pays aux 2 100 coopératives et où trois agriculteurs sur quatre sont adhérents, le chef de l’organisation faîtière des…

Une jeune agricultrice corrézienne au cœur de l’engagement syndical

À 26 ans, Camille Privat incarne une nouvelle génération d’agriculteurs, alliant passion pour la terre, diversification des…

vaches laitières du GAEC Archer
Traite rotative : le GAEC Archer mise sur un ROTO pour gagner en efficacité

À Cérilly, le GAEC Archer a investi dans une salle de traite rotative afin d’améliorer l’organisation du travail et d’…

quelques agriculteurs derrière une machine de récolte de l'herbe
Conditionneur ou non : la Cuma des 3L garde les deux options

Deux faucheuses, deux philosophies : conditionner pour sécher vite ou préserver la valeur nutritive.Une Cuma de Châtaigneraie…

Le bale grazing est un pâturage hivernal dont les résidus de foin vont servir à réensemencer la prairie et les bouses la fertiliser.
Le bale grazing : une technique innovante pour régénérer les prairies et optimiser le travail

Franck Pradier, éleveur de vaches Salers dans le Puy-de-Dôme, a adopté le bale grazing pour améliorer ses sols et gagner en…

Machinisme agricole : Qu'attendent les agriculteurs de leurs concessionnaires ?

Les adhérents du Syndicat National des Entreprises de Services et Distribution du Machinisme Agricole et des espaces verts (…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière