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Léa, future mécanicienne agricole, fait la fierté de l’entreprise familiale

Léa Giraudet, déjà titulaire d’un bac pro en mécanique agricole, passera dans quelques mois les épreuves de BTS.À l’aise le nez dans les moteurs des tracteurs, elle suit les traces de son père.

Jean-François Giraudet, au second plan, porte un œil attentif et fier sur sa fille devenue mécanicienne agricole.
Jean-François Giraudet, au second plan, porte un œil attentif et fier sur sa fille devenue mécanicienne agricole.
© R. Saint-André

Plus qu’un métier, une vocation. Léa Giraudet était au collège quand elle a su qu’elle travaillerait dans le machinisme agricole, comme son père. “Et surtout, comme l’étaient mes grands-parents, Jean et Annie”, insiste la jeune femme de 19 ans, en affirmant avoir eu le déclic juste après leur décès. Il lui fallait poursuivre cette aventure familiale entamée en 1968 à Marmanhac (voir ci-dessous). “J’ai rapidement trouvé où serait ma place. Pas dans le volet commercial, mais dans la partie technique. Je préfère manier le poste à souder que les chiffres”, sourit la jeune fille dans son bleu de travail. Actuellement, Léa est en 2e année de BTS mécanique tracteur. Elle a en effet souhaité poursuivre ses études après le bac pro mécanique agricole - passé au lycée Marcel-Barbanceys de Neuvic (19) - avec en ligne de mire, la reprise de l’entreprise, une fois sonnée l’heure de la retraite pour ses parents.

 

Déjà toute petite...

En attendant, elle y sera vraisemblablement salariée, comme le confirme son père Jean- François Giraudet. Une suite logique pour celle qui a toujours aimé traîner dans l’atelier. Une photo d’elle, à l’âge de deux ans, en témoigne ; plus tard, ses passages seront plus réguliers encore :  pour donner un coup de main pendant les vacances scolaires, pour des livraisons, pour réparer leurs propres machines, etc. Pour autant, il aura fallu s’armer de courage pour suivre un parcours comme le sien... quand on est une fille ! Si au sein de ses proches et même chez les habitués de la concession, on trouve ça plutôt naturel, chez les étudiants ou les ouvriers, ce n’est pas forcément le cas. “Il faut jouer des coudes, faire sa place. Et essuyer parfois un manque de respect”, admet Léa, une des trois filles de la section mécanique de Neuvic qui compte par ailleurs 190 garçons. “Et encore, cette année, trois filles sur près de 200 constitue le record féminin.” D’ailleurs, les structures d’apprentissage - comme les internats - ne sont pas encore équipées pour recevoir des filles. “Il y a aussi le regard curieux des clients que j’ai affronté durant mes stages, où je tiens à souligner le plein soutien des patrons.” Léa rit aujourd’hui de quelques anecdotes où régulièrement on s’est adressé à elle en demandant de faire venir un mécano, y compris pour gonfler un pneu... Elle a depuis pris de l’assurance et gagné, à la force de son caractère, les égards de chacun et plus que jamais, la fierté de sa famille.


Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal. Droits de reproduction et de diffusion réservés.

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