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Le virus de la fièvre catarrhale ovine a débarqué dans le Cantal

Quatre cas de FCO ont été confirmés dans le département, trois autres sont en cours d’examen. Plus que jamais, DDSV et profession appellent à désinsectiser et vacciner.

Ces symptômes évocateurs de la FCO sont des signes d’alertes qui doivent conduire à contacter immédiatement son vétérinaire sanitaire.
Ces symptômes évocateurs de la FCO sont des signes d’alertes qui doivent conduire à contacter immédiatement son vétérinaire sanitaire.
© Cirad

Ce n’est finalement qu’une demi-surprise : le Cantal est à son tour touché par la fièvre catarrhale ovine. L’épizootie n’a donc pas attendu les effets de la vaccination pour franchir les contreforts cantaliens. Et en moins d’une semaine ce sont quatre foyers qui viennent coup sur coup d’être confirmés - à Laurie, Marcolès, Lanobre et Pleaux - par la direction départementale des services vétérinaires (DDSV), qui annonce trois autres suspicions en cours d’analyse.

Rien de comparable avec la situation de l’Allier

Déjà la semaine dernière, l’avancée fulgurante de la maladie dans l’Allier (768 cas cliniques au 30 juillet) et les 68 cas recensés dans le Puy-de-Dôme avaient incité le Groupement de défense sanitaire à recommander une nouvelle fois aux éleveurs cantaliens de prendre au plus vite toutes leurs précautions. Mais du côté des services vétérinaires, on se veut pour l’heure rassurant : “Le front est actuellement véritablement dans l’Allier, avec une pression d’infection forte liée à la très importante concentration de cas, réagit Odile Colange, chef de service à la DDSV. La situation dans le Puy-de-Dôme, et à plus forte mesure dans le Cantal, n’est pas comparable”. Et même si le cas de Laurie touche un troupeau en altitude, comme cela a aussi pu être observé dans le Puy-de-Dôme, cela ne signifie pas pour la DDSV une adaptation du moucheron vecteur à ce nouveau biotope : “On sait que le moucheron est véhiculé de façon passive par le vent, si le vent est ascendant et avec les températures chaudes de ces derniers temps, cela n’a donc rien d’étonnant”, précise la chef de service.

Une course contre la montre

Pour la profession et les services de l’État, l’heure est donc plus que jamais à la mise en oeuvre des deux seules mesures préventives jugées efficaces : la désinsectisation des animaux, locaux et moyens de transport et la vaccination. C’est donc une course contre la montre qui est en train de se jouer pour doter les bovins et petits ruminants du Cantal d’une immunité face au virus. “Il faut 21 jours après la seconde injection du vaccin pour que les bovins soient immunisés, même si on a pu constater une immunisation partielle au bout d’une dizaine de jours dans le Puy-de-Dôme”, indique Odile Colange. Patrick Bénézit, secrétaire général de la FDSEA, appelle lui les pouvoirs publics à procéder aux livraisons de stocks de vaccins dans les plus brefs délais et le corps vétérinaire à opérer au plus vite.

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