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L'abreuvement : un point clef pour la réussite des animaux

L'abreuvement est important pour la bonne santé des animaux et leur performance. Le point sur l'aménagement des points d'abreuvement dans les bâtiments bovins allaitants et laitiers.

© Emeline Bignon

La consommation d'eau pour la production bovine est un facteur important. Elle conditionne leur santé et leurs performances. Les bovins allaitants consomment entre 30 et 65 l d'eau par jour durant la période hivernale. Quant aux vaches laitières, elles consomment chacune en moyenne 75 l par jour. Ce volume varie selon le stade physiologique, le régime alimentaire et la température ambiante du bâtiment. Pour satisfaire leurs besoins, les animaux doivent avoir accès facilement aux points d'abreuvement avec de l'eau en quantité suffisante et de bonne qualité. Il existe deux types d'abreuvement : collectif ou individuel (voir encadré).

Le positionnement des abreuvoirs
Afin de faciliter l'accès aux points d'abreuvement, il convient de prévoir le bon positionnement dans les bâtiments. Le nombre de vaches qui peuvent s'abreuver en même temps est limité à un ou deux par abreuvoir. La longueur des abreuvoirs ne compense pas le manque de points d'eau. Les vaches ont tendance à se positionner parallèlement à l'abreuvoir limitant ainsi l'accès aux autres congénères. Par conséquent, un abreuvoir individuel équivaut à un point d'eau, et un abreuvoir collectif équivaut à deux points d'eau. Pour qu'il y ait un abreuvement suffisant, il faudra donc prévoir un point d'eau pour dix vaches environ. L'ingestion de l'eau chez la vache se fait par aspiration, une profondeur d'eau de 6 à 8 cm minimum est donc nécessaire. La hauteur des abreuvoirs est déterminée en fonction du gabarit des bovins et se mesure par rapport aux pieds des animaux, elle se situe entre 65 et 75 cm selon le type d'animaux allaitant ou laitier. Pour les veaux, la hauteur optimale se situe entre 50 et 55 cm. Un abreuvoir trop haut pénalise le confort de buvée en réduisant la vitesse. A contrario, un abreuvoir trop bas altère la qualité de l'eau bue en augmentant le risque d'éclaboussures, notamment par les bouses.

 

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1488, du 13 décembre, en page 13.

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