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FCO : il faut vacciner nos troupeaux, mais pas à n'importe quel prix

Philippe Lamat est président de la section bovine de la FDSEA de Haute-Loire. Il invite les éleveurs à vacciner contre la FCO pour maintenir une situation saine sur le département. Néanmoins, il incite à la vigilance quant aux tarifs pratiqués par les vétérinaires.

Philippe Lamat président de la section bovine de la FDSEA 43.
Philippe Lamat président de la section bovine de la FDSEA 43.
© HLP

Philippe Lamat, selon vous, est-il nécessaire de vacciner contre la Fièvre Catharrale Ovine pour cette campagne 2010/2011 ?
Philippe Lamat : Les deux campagnes de vaccination massive en 2008/2009 et 2009/2010, ont permis de réduire significativement la circulation du virus. En 2010, on a recensé 1 foyer de FCO contre 32 000 en 2008. La situation s’est donc considérablement assainie. Néanmoins, on doit rester vigilants car on n’est pas à l’abri d’une résurgence de cette maladie particulièrement pénalisante pour les élevages (mortalité, avortements, chute de production…).
En Haute-Loire, en 2010, 98 % des cheptels bovins et ovins ont été vaccinés. Et les quelques élevages qui n’ont pas vacciné, ont bénéficié des effets de cette vaccination massive et donc de l’assainissement du département.
Alors, oui, cette année encore, il faut vacciner pour maintenir une situation saine sur notre territoire. C’est de notre responsabilité de veiller à la meilleure sécurité sanitaire possible.
Par ailleurs, il est également important de noter que pour l’exportation notamment vers l’Italie, la vaccination reste obligatoire. Pour une bonne commercialisation de nos animaux, là encore, la vaccination s’impose.

De nombreux échos font état de tarifs relativement élevés pour pratiquer cette vaccination. Qu’en est-il ?
P.L. : C’est vrai la vaccination a un coût… et les éleveurs sont prêts à l’assumer au nom de la sécurité sanitaire pour leurs troupeaux. Mais attention, la profession ne tolèrera pas les abus… En effet, il semble que le coût de la vaccination contre la FCO aille du simple au triple suivant les vétérinaires. Certains vétérinaires ne jouent pas le jeu et appliquent des tarifs prohibitifs. C’est inacceptable pour nous éleveurs qui sommes déjà dans une situation difficile. Et en plus, je dirais que ces vétérinaires ne contribuent pas, bien au contraire, à l’objectif d’une situation sanitaire départementale saine.
Avec la section bovine de la FDSEA, nous dénonçons ces attitudes cupides et irresponsables. Nous invitons les éleveurs à envoyer leurs factures à la FDSEA, pour argumenter nos revendications. Et nous nous engageons à publier ces exemples dans les prochains numéros de La Haute-Loire Paysanne.

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