Aller au contenu principal

Agrial et Terrena étudient leur rapprochement pour devenir la première coopérative agricole française

Les deux groupes coopératives annoncent étudier un projet de rapprochement porté par les conseils d’administration. 

  De gauche à droite : Éric Forin, Directeur général de Terrena, Olivier Chaillou, Président de Terrena, Bernard Guillard, Président d’Agrial et Julien Heillaut, Directeur général d’Agrial.
De gauche à droite : Éric Forin, Directeur général de Terrena, Olivier Chaillou, Président de Terrena, Bernard Guillard, Président d’Agrial et Julien Heillaut, Directeur général d’Agrial.
© Agrial-Terrena

Les coopératives Agrial (2e coopérative agricole française selon le classement des coopératives 2024) et Terrena (4e) annoncent ce 22 septembre dans un communiqué « l’étude d’un projet de rapprochement stratégique ».

Une initiative au stade de proposition qui doit encore être soumise au vote des adhérents réunis en assemblée générale, puis à l’approbation de l’Autorité de la concurrence et doit faire l’objet d’une consultation des représentants du personnel.

« Au cours de l’année 2026, les deux coopératives vont dialoguer en proximité avec leurs adhérents et salariés », précise le communiqué.

Pour expliquer la raison de ce rapprochement, le communiqué commun évoque notamment « un contexte marqué par des crises à répétition, une inflation persistante et une concurrence accrue en Europe ».

Lire aussi : Les coopératives Euralis et Maïsadour annoncent leur rapprochement en vue d'une fusion

Quels fondements guident ce rapprochement d’Agrial et Terrena ?

Les deux directions des coopératives affichent « trois fondements » qui guident ce projet d’envergure :

  • Soutenir le développement des productions végétales et animales (en mutualisant les compétences, activités et investissements et en densifiant le maillage sur le territoire pour mieux accompagner les agriculteurs adhérents)
  • Construire des filières agricoles et agroalimentaires créatrices de valeur (en étant compétitifs sur tous les segments de marché (conventionnel, bio, label rouge, AOP, La Nouvelle Agriculture…)
  • Accompagner la transition agroécologique (en apportant des réponses collectives à l’échelle des territoires face aux défis du climat, de la transition énergétique, de l’alimentation saine et durable et de la souveraineté alimentaire française).

Lire aussi : Nouveau rapprochement de coopératives dans le Sud-Ouest : Terres du Sud et Vivadour annoncent un projet de fusion

Que pèsent les deux coopératives ?

Si le projet aboutit, l’ensemble deviendrait le premier groupe coopératif agricole français devant InVivo

Basée en Normandie, la coopérative Agrial compte 12 000 adhérents et 17 500 salariés pour un chiffre d’affaires de 7,1 milliards d’euros en 2024 (avec des marques fortes comme Florette, Soignon, Grand Fermage, Danao, Loïc Raison, Tallec…), avec 100 sites de production.

Basée en Loire-Atlantique, la coopérative Terrena compte 18 000 adhérents et 13 000 salariés pour un chiffre d’affaires de 5,6 milliards d’euros en 2024 (avec des marques comme la Nouvelle Agriculture, Tipiak, Père Dodu), avec 80 sites de transformation.

Lire aussi : Coopérative laitière : les commodités pèsent sur le résultat 2023 de la branche lait d'Agrial*

Lire aussi : Jeunes bovins : la coopérative Terrena ambitionne de créer 42 000 places d’engraissement supplémentaires en cinq ans

Comment les deux présidents de coopératives présentent le projet ?

« C’est parce que nous partageons les mêmes valeurs et la volonté de développer des filières agricoles durables sur nos territoires que nous envisageons ce projet d’avenir avec Terrena. Nous sommes solides, complémentaires et les synergies à mettre en place nous permettront de toujours mieux satisfaire la diversité des besoins alimentaires des consommateurs, d’accompagner les transitions en respectant les ressources et de créer de la valeur pour nos agriculteurs-adhérents, nos collaborateurs et nos territoires », commente Bernard Guillard, Agriculteur à Beauvoir (50) et Président d’Agrial, dans le communiqué commun.

Nous le construisons pour les générations d’aujourd’hui et de demain, afin de maintenir une agriculture française indépendante, compétitive et durable

« Dans un contexte en profonde mutation, l’étude de ce projet engagé par nos deux coopératives, solides et en bonne santé est une véritable opportunité de prendre en main notre avenir pour renforcer la proximité et l’accompagnement des agriculteurs sur nos territoires. Nous le construisons pour les générations d’aujourd’hui et de demain, afin de maintenir une agriculture française indépendante, compétitive et durable, capable de produire une alimentation diversifiée et de qualité », déclare pour sa part Olivier Chaillou, Agriculteur à Brissac-Loire-Aubance (49) et Président de Terrena.

Lire aussi : Terrena élargit ses débouchés en porc standard

Lire aussi : Covid-19, Brexit, inflations : La performance d’Agrial recule en 2021

Les plus lus

Bovin de profil présentant des nodules sur la peau, signe clinique de la dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC).
Dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC) : trois nouveaux cas détectés en Sardaigne, un cheptel non vacciné concerné

Trois foyers supplémentaires de dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC) ont été détectés le 28 et le 29 avril en…

Agriculteur remplissant de GNR le réservoir de son tracteur
Crise du GNR agricole : comment bénéficier de l’aide de 15 centimes d’euros par litre pour le mois de mai ?

Le gouvernement vient de préciser les modalités pour bénéficier des différents dispositifs de soutien aux agriculteurs pour l’…

Unité de méthanisation en bâche souple au milieu d'un champ.
Incorporation du biométhane : le gouvernement présente ses objectifs pour les certificats de production de biogaz après 2028

Le gouvernement vient enfin de présenter ses objectifs pour les certificats de production de biogaz (CPB). Une trajectoire qui…

Drapeaux européens devant le bâtiment de la Commission européenne à Bruxelles.
Prix des engrais : la Commission européenne ne compte pas suspendre le MACF, mais prévoit des aides directes

La Commission européenne ne compte pas suspendre le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) face à l’augmentation…

brebis paissant sur un flan de montagne
Abattoirs de montagne : une proposition de loi entend les développer et crée la notion d’abattoir paysan

La proposition de loi « Pour une montagne vivante et souveraine » a été adoptée à l’Assemblée nationale le 13 mai…

 Troupeau de charolaises en stabulation avec les veaux.
Location de bovins : 100 millions d’euros levés pour développer le « leasing » dans la filière allaitante

La société Élevage Durable Services annonce, dans un communiqué du 11 mai, avoir levé 100 millions d’euros pour sa solution…

Publicité