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« 180 agriculteurs adhèrent au réseau collectif de 300 stations météo géré par la chambre d’agriculture de Haute-Saône »

Adrien Righi, conseiller à la chambre d’agriculture, est en charge du réseau de stations météo mis en place sur la Haute-Saône et certains territoires limitrophes. Il explique tout l'intérêt pour un agriculteur d'adhérer à ce type de réseau. 

Combien coûte l’adhésion au réseau de stations météo connectées pour un agriculteur ?

180 céréaliers et polyculteurs-éleveurs sont abonnés à notre réseau que nous construisons depuis 2020. La chambre d’agriculture de Haute-Saône achète les stations Sencrop, les installe et les entretient. Deux options sont proposées aux agriculteurs. Si le parcellaire est regroupé, l’abonnement coûte 16 euros par mois pour avoir accès à une seule station météo. Si le parcellaire est dispersé, l’exploitant paye 24 euros par mois pour accéder aux données de 20 stations météo. Il est aussi possible d’investir dans sa propre station météo (50 % des stations du réseau) et de l’insérer dans le réseau collectif. Trois types de capteurs sont installés : anémomètre, pluviomètre et indicateur d’irradiance solaire pour faire le bilan hydrique si l’exploitant irrigue.

De quelle manière les agriculteurs utilisent les données des stations ?

L’agriculteur a accès, via l’application Sencrop, aux données des stations en instantané. Il a la possibilité de créer des parcelles sur l’application pour recevoir des fenêtres de traitement en fonction des produits qu’il applique. Certains exploitants renseignent leurs conditions idéales de traitement (température, vent…) et reçoivent une alerte SMS quand celles-ci sont réunies. D’autres utilisent le cumul de degré jour de croissance pour positionner leurs interventions. Les abonnés reçoivent aussi des prévisions avec un accès à une comparaison de 21 modèles météo.

Comment s’est construit le réseau de stations météo ?

Les dix premiers sites de mesure ont été installés par la chambre d’agriculture tous les dix kilomètres, dans le secteur du Graylois, zone la plus céréalière du département. Puis de nombreux partenariats ont été signés au fil des années. La coopérative Interval et Giroux, sa filiale « négoce », ont rejoint le réseau. Les élus des chambres d’agriculture du Doubs, du Jura et du Territoire de Belfort ont accepté que nous en installions sur leur territoire. Des collectivités ont investi pour équiper leurs aires d’alimentation de captages. Pour 2025, les 180 abonnés ont renouvelé leur contrat (à l’exception de trois d’entre eux), ce qui est un gage de satisfaction.

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