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Webserie "Parlons rentabilité" : des repères pour améliorer sa marge en élevage

Dans un contexte économique perturbé, Weloveagri et Sanders lancent « Parlons Rentabilité » une web-série de 12 épisodes qui proposent des repères économiques et des leviers d’actions pour améliorer la rentabilité des exploitations de vaches laitières, vaches allaitantes, mouton ou chèvre. Les thématiques de cette série accompagnent les éleveurs dans le pilotage économique de leurs exploitations. Prix de revient des fourrages et de la ration, marge sur coût alimentaire, impact du renouvellement du cheptel, besoin d’EBE seront abordés en vidéo.

Toutes les deux semaines, retrouvez un nouvel épisode de "parlons rentabilité".
Tous les épisodes de notre webserie sont disponibles sur notre playlist.

 

Episode 4 - Comment bien calculer l’efficacité économique des rations vaches laitières ?

Le coût de sa ration doit être raisonné avec le produit lait généré. Suivant les élevages, la marge sur coût alimentaire peut varier de 3 à 10 € par vache laitière.

Le produit lait correspond au nombre de litres de lait commercialisé chaque jour, multiplié par son prix de vente.
Pour les coûts de ration, il faut compter l’ensemble des fourrages, des concentrés, des minéraux et des spécialités nutritionnelles.
En faisant la différence entre produit et coûts, on obtient la marge sur coût alimentaire en €.
S’il n’est pas possible de calculer en euros, on peut approcher l’efficacité alimentaire des rations. Il suffit de diviser le lait produit corrigé des taux TB et TP par l’ingestion des animaux.

 

Episode 3 - Comment bien calculer l’efficacité économique des rations d’engraissement ?

Le produit viande correspond au Gain Moyen Quotidien vif (GMQ vif) multiplié par le rendement et par le prix de vente de la viande.
Côté coûts de ration, il faut compter l’ensemble des fourrages, des concentrés, des minéraux et des spécialités nutritionnelles.
Le coût global de ration est égal à la quantité de chaque ingrédient multiplié par son prix d’achat ou son coût de production.En faisant la différence entre produit et coûts, on obtient la marge sur coût alimentaire en €.
C’est le critère de synthèse le plus simple et complet pour suivre sa rentabilité.

Pour une exploitation avec 100 jeunes bovins engraissés, gagner 0€50 par animal par jour de marge sur coût alimentaire, c’est un enjeu de 10 000 à 15 000 €/an.

 

Episode 2 - Quel est l’impact économique des effectifs de génisses laitières ?

En moyenne, le taux de renouvellement est de 35 % en France, même si l’on observe de gros écarts selon les élevages.

Les charges liées à l'élevage des génisses :

  • Logement : il faut prévoir au global, entre 200 et 500 € par génisse, soit l’investissement nécessaire pour sa présence en nurserie et en bâtiment l’hiver.
  • Alimentation : les coûts se situent entre 800 et 1 200€ par génisse, de la naissance au 1er vêlage. Ces coûts comprennent les quantités d’aliments d’allaitement (ou de lait entier), de la fibre, des fourrages et des concentrés.
  • Surfaces : les terres sont mobilisées pour le pâturage et la production de stocks de fourrages et ne sont pas disponibles pour une activité rémunératrice.

Prenons une exploitation de 65 vaches laitières sur la base de 1 800 € de coût par génisse élevée. Si son taux de renouvellement passe de 40 à 25 %, soit de 25 à 15 génisses élevées par an, cela représentera une économie de 18 000 €.

 

Episode 1 - Maïs, herbe : quel est le coût de production réel des fourrages ?

Les fourrages constituent 50 à 80% de la ration des ruminants. Connaître leur coût c’est connaitre le coût de l’alimentation de son troupeau.

Les coûts du fourrage comprennent :

  • Des coûts directs ou charges opérationnelles dont le coût du fourrage sur pied (semences, engrais, amendements, traitements…) ainsi que les frais de récolte
  • Des coûts indirects dans les charges de structure dont les coûts de mécanisation, les frais de distribution du fourrage et la main d’œuvre
  • Ces frais comptés à l’hectare sont ensuite ramenés à la tonne de matière sèche en divisant par le rendement.


Le coût d’un maïs ensilage en système conventionnel non irrigué revient ainsi à 1200 à 1700 euros à l’hectare, soit 120 à 200 euros la tonne de matière sèche. Dans le cas d’une prairie temporaire, le coût total est estimé entre 300 et 400 euros par hectare pour une prairie 100% pâturée et entre 1200 et 1500 euros par hectare avec plusieurs. Soit une tonne de matière sèche qui varie de 50 à 150 euros la tonne.

Afin d'identifier les leviers d’actions pour optimiser la rentabilité de votre exploitation, contactez Sanders : contact@sanders.fr
ou au 0 800 000 625

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