Aller au contenu principal

Les poulets de Loué ont aussi leurs perchoirs

Pour se conformer au référentiel de l’étiquetage sur le bien-être animal, les Fermiers de Loué ont équipé leurs poulaillers de perchoirs en A.

Benoît Drouin, éleveur à Rouez en Champagne et président de la commission bio au sein du Synalaf: « En volaille plein air, l’accès au parcours vaut le meilleur des enrichissements. Les dispositifs de perchage dans les bâtiments n’apportent qu’un plus. » © A. Puybasset
Benoît Drouin, éleveur à Rouez en Champagne et président de la commission bio au sein du Synalaf: « En volaille plein air, l’accès au parcours vaut le meilleur des enrichissements. Les dispositifs de perchage dans les bâtiments n’apportent qu’un plus. »
© A. Puybasset

Depuis trois ans, les éleveurs des Fermiers de Loué mettent à disposition de leurs poulets label rouge et bio des tréteaux de perchage. « Le parcours arboré vaut le meilleur des enrichissements pour favoriser le bien-être animal, souligne Benoît Drouin, éleveur de volailles bio à Rouez en Champagne (Sarthe). En répondant mieux à leur instinct de perchage, le perchoir apporte un petit plus, qui reste complémentaire à l’accès à l’extérieur. »

Chacun de ses poulaillers de 400 m2 a été équipé de quatre perchoirs. Cela représente 42 mètres linéaires de perches, soit pratiquement 10 mètres pour 1 000 volailles. C’est bien au-delà de l’objectif de 4 mètres pour 1 000 volailles donnant accès aux notes supérieures du dispositif d’étiquetage sur le bien-être animal. En adhérant au référentiel de l’Association étiquette bien-être animal (AEBEA) en 2019, la coopérative des Fermiers de Loué s’était donnée comme objectif d’atteindre le niveau A pour 100 % de ses volailles.

Ergonomique et peu coûteux

Plusieurs systèmes de perchage ont été testés au préalable, de forme, de dimension et de matériau différents (modèles du commerce ou faits maison). Ils étaient jugés sur plusieurs critères : la facilité d’utilisation par les volailles, le prix et l’ergonomie pour l’éleveur. « Le but étant de ne pas trop impacter le temps de travail, avec un matériel facile à nettoyer et à déplacer », explique l’éleveur.

Le système de perchoir en A pliable s’est vite révélé le meilleur compromis. Une fois le cahier des charges défini, la fabrication des tréteaux a été confiée au fabricant de matériel d’élevages Cosnet, pour équiper les quelque 2 000 bâtiments. Dans le détail, le perchoir d’1,5 mètre de large est composé de tubes en galva creux aux extrémités bouchées (poids léger de 8 kg), de 35 mm de diamètre. Il comprend 7 perches, sur 4 niveaux (1). « C’est un point important, relève-t-il. Plus il y a d’étages plus le poulet se perche. »

Un taux d’occupation variable

 

 
Chaque bâtiment de 400 m2 compte quatre perchoirs en A pliables. © A. Puybasset
Chaque bâtiment de 400 m2 compte quatre perchoirs en A pliables. © A. Puybasset

Chez Benoît, les perchoirs sont répartis près du long pan, à proximité des gamelles de distribution du gritt, du côté opposé aux trappes d’accès au parcours. « La partie centrale du bâtiment est ainsi toujours dégagée pour le repaillage. » Les poulets utilisent le perchoir à partir de 4 semaines. « Il faut veiller à ce qu’ils ne se perchent pas trop tôt car cela augmente le risque de déformation du bréchet. »

C’est la nuit que le taux d’occupation est maximal. Les volailles continuent de s’y percher en journée, même lorsqu’elles ont accès au parcours. La fréquentation baisse à partir de 2,5 mois, lorsqu’elles s’alourdissent. Il est difficile d’évaluer le taux d’occupation. « Ce sont toujours les mêmes poulets qui se perchent et à tour de rôle. Ils alternent leurs activités d’alimentation, de perchage et d’accès au parcours », a-t-il observé. À part pour le lavage, ce nouveau dispositif ne représente pas une contrainte pour l’éleveur, qui reconnaît volontiers apprécier de voir ses volailles perchées.

 

(1) Prix unitaire d’environ 90 euros.

Le saviez-vous

Saisi sur la question du perchage il y a un an, le Synalaf n’a pas souhaité imposer de normes pour les poulets label rouge. Libres aux ODG de définir leurs propres critères et de les inscrire dans leurs cahiers des charges, comme c’est le cas des Volailles fermières d’Auvergne.

En revanche, en agriculture biologique, le nouveau règlement européen qui rentrera en vigueur en 2022 fixe une norme de 5 cm de perchage par poulet (ou 25 cm2 par volaille dans le cas de plateformes). La pintade était jusqu’à présent la seule espèce en chair à disposer d’une norme de perchage.

Les plus lus

<em class="placeholder">Pour améliorer l’empreinte environnementale, la priorité pour un éleveur consiste à activer les leviers liés à l’alimentation à réduire notamment l’Indice de ...</em>
L’indice de consommation des volailles, un levier technique et environnemental

Réduire l’indice de consommation permet d’améliorer ses performances techniques et son empreinte environnementale. C’est un…

<em class="placeholder">« Je voulais un bâtiment performant », souligne Nicolas Ramond.</em>
« J’ai investi dans un poulailler performant »

Installé en 2022, Nicolas Ramond a investi dans un poulailler neuf de 1700 m² pour la production de poulets et de dindes. La…

<em class="placeholder">bâtiment de poulet de chair en Bretagne</em>
« Il faudrait construire 2 200 poulaillers d’ici 2035 pour accompagner la croissance de la consommation de viande de volailles »

Pour répondre à la croissance de la consommation et gagner en souveraineté alimentaire, la filières volaille de chair…

<em class="placeholder">Julien Raoult reprend l’élevage de poules pondeuses de son père Michel et les anciennes terres de sa grand-mère Marie-Madeleine. </em>
« J’ai rénové le bâtiment de poules pondeuses en volière à la suite de mon père »

Julien Raoult a repris l'outil familial en poules pondeuses qu’il a totalement rénové en volière et jardin d’hiver au Vieux…

<em class="placeholder">Dix-huit poulaillers ont été construits en 2025 et quarante bâtiments le seront en 2026.</em>
Près de 600 bâtiments de poules pondeuses à construire d’ici 2035

La filière œuf veut accélérer la construction de poulaillers, pour atteindre 10 millions de places supplémentaires d’ici…

<em class="placeholder">Les trois associés du Gaec de la Béharie, Valentin Durand, Pauline Neel et Valentin Neel, entourés d’Alain Salmon (à gauche) et Nicolas Leduc (à droite) des ...</em>
« Nous voulons plus de bien-être dans notre bâtiment de volailles de chair »

Le Gaec de la Béharie dans l’Orne a investi dans un bâtiment Terre-Neuve avec jardin d’hiver afin d’améliorer les conditions d…

Publicité
Titre
je m'abonne
Body
A partir de 96€/an
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Volailles
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Volailles
Newsletter COT’Hebdo Volailles (tendances et cotations de la semaine)