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« L’eau de pluie sert aussi à l’abreuvement de mes volailles »

Eleveur de volailles bio dans la Drôme, Sylvain Vérité dispose d’une réserve d’eau de pluie qu’il utilise pour l’abreuvement de ses animaux.

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Sylvain Vérité devant sa poche souple de récupération d'eaux de pluie.
© L. Gouverne

Sur son élevage, Sylvain Vérité est équipé d’une réserve souple de 60 m3 pour récupérer les eaux de pluie sur un des deux bâtiments d’élevage de 600 m². Ce dispositif de stockage a été installé en 2014 pour un investissement total de 10 600 euros (citerne, filtres, pompe et installation de traitement UV).

Lire aussi : La gestion de la qualité des eaux de pluie ou de forage ne s'improvise pas

« Parce que je maîtrise mieux mon système et qu’en 2024, des pluies régulières ont permis de remplir régulièrement la bâche, notre consommation provenant du réseau communal sur l’exploitation a considérablement diminué, passant de 357 m³ en 2022-2023, à 148 m³ en 2023-2024 puis à 91 m³ en 2024-2025 », précise-t-il. L’an dernier, il n’est passé sur le réseau que de fin juillet et à fin août. Cette indépendance lui permet de ne plus souffrir des coupures aléatoires sur le réseau et de réaliser des économies au moment où le m³ d'eau passe à 1,80 euro pour une consommation au-delà de 200 m³.

Avec une consommation d’eau de 45 m3 par bâtiment et par lot (lavage compris), Sylvain Vérité estime maintenant que les 60 m3 sont un peu justes pour sécuriser au maximum la ressource. « On aurait dû aller jusqu’à 90 m3 de capacité. On est donc obligé d’utiliser l’eau du réseau pour combler ce manque, surtout en période estivale. »

L’éleveur a choisi dès le départ de récupérer l’eau de pluie. « Je veux montrer que cela fonctionne pour des lots complets et que cela n’entraîne pas de sous-performance », affirme-t-il, encourageant les éleveurs à avoir ce réflexe. « Ceux qui sont en place ont souvent de petites réserves de dépannage. Cela devient systématique sur les bâtiments neufs pour pallier les coupures de réseau ou comme réserve incendie. »

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