Aller au contenu principal

La coopérative landaise Volailles d’Albret renforce le lien avec sa base

Malgré une année 2018 compliquée pour la production, Volailles d’Albret continue de porter ses projets, notamment celui d’un nouveau couvoir.

Hervé Labesque, président et Luc Berginiat, directeur de Volailles d’Albret, sont tous deux soucieux de conserver le lien avec les adhérents © C. Chabasse
Hervé Labesque, président et Luc Berginiat, directeur de Volailles d’Albret, sont tous deux soucieux de conserver le lien avec les adhérents
© C. Chabasse

Le bilan de l’année 2018 de la coopérative landaise Volailles d’Albret, présenté le 28 juin à son assemblée générale, est en demi-teinte. Elle augmente son chiffre d’affaires de 24 % (23,1 millions d’euros contre 18,7 M€ en 2017) et affiche un résultat positif. Ses mises en place de volailles label rouge progressent de 14 % avec 5 millions de têtes. « Pourtant, 2018 n’a pas été à la hauteur des espérances au plan commercial. La consommation de viande continue son érosion, déclare son président Hervé Labesque. Les ventes des abatteurs en deçà des prévisions ont entraîné des reports de mises en place auxquels il a fallu s’adapter. Cette baisse de consommation ne doit pas masquer de réelles attentes des consommateurs, soucieux de leur santé, de l’environnement et du bien-être animal. Le label rouge y répond parfaitement, alors montrons-le. » Face à ces défis, Volailles d’Albret va renforcer le lien avec ses adhérents. Il s’agit de leur donner les moyens de progresser techniquement et financièrement. Des rendez-vous individualisés seront testés à la fin de cette année et lancés l’an prochain, avec l’objectif de rencontrer tous les adhérents d’ici trois ans. Ils seront suivis d’un plan d’actions pour l’éleveur et de propositions pour le collectif.

Diversifier les activités

En 2018, outre les IGP landes (près de 0,8 million de têtes, +2 %) et gascogne (près de 3,6 millions, + 18 %), Volailles d’Albret a mis en place 232 000 volailles standards pour répondre à la demande de LDC. « Notre objectif est d’atteindre 30 000 volailles par semaine. Mais il reste compliqué d’installer de nouveaux bâtiments standards dans le Sud-Ouest. Les banques ne suivent pas facilement les éleveurs », constate Luc Berginiat, le directeur de la coopérative. Près de 98 000 volailles bio ont également été mises en place, « mais la prudence reste de mise car le bio reste un marché de niche, coûteux à produire et pour le consommateur », complète Luc Berginiat. Celui-ci confirme l’investissement à hauteur de 20 % (1) dans un nouveau couvoir, qui sera situé au nord de Brive-la-Gaillarde en Corrèze. L’objectif est de sécuriser et diversifier les approvisionnements de poussins en cas d’épisode sanitaire, comme l’influenza aviaire subie en 2016 et 2017. Il devrait entrer en fonctionnement fin 2020, produire 10 millions de poussins et couvrir un tiers de besoins de la coopérative.

(1) 50 % pour le Couvoir de la Côte d’Argent et pour 30 % Terres du Sud.

Les plus lus

<em class="placeholder">SBV a engagé un programme d’investissement de 60 millions d’euros pour augmenter de 100 000 poulets par semaine sa capacité hebdomadaire d’ici 2028.</em>
Le pôle breton du groupe volailler LDC accélère sa transformation pour valoriser l’origine France

La Société bretonne de volailles développe ses capacités et son offre de produits et services en poulet, dinde, canard et…

<em class="placeholder">Le bien-être animal et l’environnement sont rarement cités comme priorités premières, non par désintérêt, mais parce qu’ils sont perçus comme déjà intégrés ou ...</em>
Une perception plurielle des éleveurs de volailles face aux enjeux sociétaux

Bien-être animal, environnement, lien avec la société… Le projet Entr’Actes montre comment les éleveurs de volailles…

<em class="placeholder">Très automatisé, l’atelier découpe a une cadence de 6 000 poulets par heure.</em>
Le site Celvia poulet se prépare à augmenter sa production

Visite en images du site Celvia poulet de la Société bretonne de volailles qui se prépare à une phase d'investissements.

Bâtiment jeunes poulets avec plateforme
BroilerNet : Les bonnes pratiques d’élevage en poulet de chair à l’échelle européenne dans un Webinaire gratuit le 4 juin 2026

Le projet européen BroilerNet, dédié à l’identification et le partage de bonnes pratiques en élevage, se finalise après 4 ans…

<em class="placeholder">Guillaume Jordan, éleveur de 12 000 poules bio à Vénérieu : « Mes trois lots ont été élevés jusqu&#039;à 72 semaines, puis 77 et 81 semaines pour le dernier. »</em>
Allongement de la durée de ponte : « Le risque est calculé en production d'oeufs plein air et bio »

Au sein de Fermiers du Sud-Est, la décision d’allonger la carrière des poules est prise à 40 semaines et un protocole de…

<em class="placeholder">Les bâtiments de poulets construits en 2018 et 2022 sont tous deux équipés d&#039;un système pad cooling.</em>
Coup de chaleur « J’ai l’esprit plus tranquille avec les panneaux pad cooling installés dans mes bâtiments de poulets »

Pour faire face aux épisodes de fortes chaleurs, Florian Aymard, éleveur de poulets dans la Drôme, a équipé ses deux bâtiments…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Volailles
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Volailles
Newsletter COT’Hebdo Volailles (tendances et cotations de la semaine)