Aller au contenu principal

Un diagnostic global dès les premières difficultés de trésorerie

NICOLAS TISON, vigneron et expert foncier et agricole du groupe Experts-Emergens
© N. Tison

Dès que la trésorerie d’une exploitation devient tendue, même ponctuellement, mieux vaut réagir au plus vite et ne pas faire le dos rond en espérant que la situation s’améliore. En viticulture, les difficultés de trésorerie sont souvent liées au décalage entre le cycle de production et la commercialisation. Le viticulteur paye en effet toutes ses charges sur une campagne tandis que les ventes correspondantes démarrent au mieux l’année suivante et s’étalent souvent sur plusieurs années. Entre-temps, si les rendements chutent ou si les cours baissent, la situation financière peut se dégrader très vite et entraîner des difficultés de trésorerie. Intervenir le plus tôt possible et surtout, avant la cessation de paiement, c’est-à-dire la rupture de trésorerie, c’est optimiser les chances de résoudre les problèmes et de rester dans le champ des procédures amiables ou de la sauvegarde.

Nous proposons une analyse globale de l’exploitation assortie d’une étude spécifique de la situation financière et des garanties. Nous établissons un diagnostic précis, à la suite duquel une stratégie est proposée et discutée avec le viticulteur. Le coût du diagnostic initial incluant la réunion de synthèse d’élaboration de la stratégie est de l’ordre de 1 000 euros. Nous pouvons ensuite accompagner l’exploitant dans la mise en œuvre de la stratégie décidée, comme, par exemple, la mise en place d’un règlement amiable agricole. Cette procédure permet de restructurer la dette dans un cadre confidentiel, tout en assurant un cadre juridique sécurisé pour les créanciers. Cette procédure est aussi moins contraignante qu’une procédure collective car le viticulteur conserve toute la liberté de gestion de ses actifs et de son activité. Toutefois, elle ne permet pas d’imposer aux créanciers un étalement de leur dette, contrairement à la procédure judiciaire de sauvegarde."

Marie-Noëlle Charles

Les plus lus

<em class="placeholder">Bricolage châssis intercep et tondeuse</em>
Astuce de vigneron bordelais : « J’ai réalisé un combiné d’entretien du sol pour environ 2 000 euros »

Frédéric Lahaye, viticulteur girondin, a jumelé des lames interceps et une tondeuse interrang. Voici comment réaliser le même…

Vinifications 2026 : les réponses des experts à 7 questions clés

Azote, acidification, bioprotection... : des œnologues répondent aux questions concrètes rencontrées au chai.

Dans l’Hérault : « Tout ce qui améliore les dix premiers centimètres de sol en vigne est bon à prendre »

Dans l’Hérault, Dominique Sarda relève le défi de maintenir ses rendements tout en transitant vers un système plus autonome et…

<em class="placeholder">Michel Maupas, œnologue à la coopérative des collines du Bourdic, à Bourdic dans le Gard</em>
Dans le Gard : « Nous sommes satisfaits à 75 % de la bioprotection antibrett »

À la coopérative des collines du Bourdic, à Bourdic dans le Gard, Michel Maupas, œnologue, a utilisé deux levures de…

<em class="placeholder">Vendange en champagne, caisses 2024</em>
Vendange 2026 : le ministère table sur un volume de 34 millions d’hectos

Les estimations de récolte 2026 du ministère de l’Agriculture viennent de tomber. Elles situent les vendanges 2026 à 34 Mhl,…

[Vidéo] Rentabilité en Gironde : « Mon meilleur investissement sur mon exploitation viticole est une diversification dans un massif forestier »

Jean-Baptiste Cordonnier, viticulteur aux Châteaux Anthonic et Lestage Darquier Grand Poujeaux, à Moulis-en-Médoc, en Gironde,…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Vigne
Consultez les revues Réussir Vigne au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters des filières viticole et vinicole