Ravageurs : Popillia japonica identifié dans le Doubs et sur la Côte d’Azur
La menace que fait planer Popillia japonica sur nos cultures se fait chaque jour plus prégnante. Après les deux individus retrouvés sur notre territoire en 2025, trois autres l’ont été ce mois de juin.
La menace que fait planer Popillia japonica sur nos cultures se fait chaque jour plus prégnante. Après les deux individus retrouvés sur notre territoire en 2025, trois autres l’ont été ce mois de juin.
L’étau se resserre. Après avoir progressivement envahi divers pays limitrophes (Italie et Suisse), Popillia japonica vient à nouveau d’être détecté à deux reprises en France cette année. La première capture (un individu) a eu lieu en Bourgogne Franche Comté, plus précisément sur la commune d’Écot, dans le Doubs, le 16 juin. La seconde, en Provence Alpes Côte d’Azur, sur la commune de Cannes, deux jours plus tard. Cette fois-ci, ce sont deux individus, un mâle et une femelle, qui ont été attrapés. Selon les deux Directions régionales de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (Draaf), les piégeages du ravageur ont eu lieu à proximité d’un « axe majeur routier », laissant supposer une origine autostoppeuse de l’insecte. Les Draaf ont renforcé le piégeage sur les deux zones et appellent à la plus grande vigilance visuelle.
Un insecte coléoptère polyphage
Deux individus avaient déjà été trouvés en Alsace en 2025, les 1er et 2 juillet à Mulhouse et Saint-Hippolyte. Signe que la pression se renforce chaque année un peu plus. Pour mémoire, cet insecte coléoptère s’attaque à de nombreux hôtes : fruits à coque, fruits à noyau, fruits à pépins, petits fruits, fraises, grandes cultures (cultures industrielles et fourragères), maïs, vigne. Il est classé organisme de quarantaine prioritaire, au même titre que Xylella fastidiosa.
Si Popillia japonica peut être confondu avec d’autres coléoptères, il est facilement reconnaissable par sa taille inférieure à une pièce de 1 centime et à la présence de touffes de soies blanches sur le pourtour de l’abdomen. S’il vous semble avoir repéré un spécimen, opérez un signalement (si possible avec des photos) à votre Draaf par e-mail ou téléphone, ou complétez le formulaire en ligne : https://www.demarches-simplifiees.fr/commencer/declaration-de-capture-o…