Prix des vignes 2025 : les 4 infos à retenir
Ce jeudi 21 mai 2026, se tenait la conférence de presse de la FNSafer, dédiée à l'évolution des marchés fonciers ruraux en 2025. Voici ce qu'il faut en retenir concernant le prix des vignes.
Ce jeudi 21 mai 2026, se tenait la conférence de presse de la FNSafer, dédiée à l'évolution des marchés fonciers ruraux en 2025. Voici ce qu'il faut en retenir concernant le prix des vignes.
1 : Les transactions de terres viticoles, reflet de la crise
Si une légère reprise du marché se fait sentir après trois années de repli ou stagnation, sur le terrain, la situation est très contrastée et la crise toujours très présente. Le nombre de transaction de terres viticoles est en légère hausse par rapport à 2024, avec 10 930 opérations. "Les prix ont tellement baissé dans certaines régions, comme la Gironde et l'Alsace, que le marché redémarre", analyse Loïc Jégouzo, adjoint au directeur du service études, veille et prospective de la FN Safer.
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2 : Un prix moyen à deux vitesse
La progression de la valeur par rapport à 2024 peut sembler impressionnante : + 16,5 %, à 1 648 millions d'euros. Mais cette croissance est en trompe l'oeil : "4 transactions représentent 25 % de la valeur du foncier viticole national", prévient Loïc Jégouzo. Ces fortes valeurs ont été enregistrées, pour la plupart, en Côte-d'Or, notamment dans les premiers crus et dans les blancs. Ainsi, le bassin Bourgogne-Beaujolais-Savoie-Jura voit son prix moyen progresser de 3,9 % par rapport à 2024. La région Val de Loire-Centre se porte également bien (+3 %) grâce aux appellations blanches comme le sancerre ou les coteaux du giennois.
A l'inverse, le bordelais semble toucher le fond, avec un prix de 6 500 €/ha, que ce soit en bordeaux ou dans les côtes. La quasi-totalité des appellations girondines voit son prix moyen s'éroder, avec une évolution globale du bassin Bordeaux-Aquitaine à -23,8 %. Le Sud-Ouest, l'Alsace-Est, ou encore la Vallée du Rhône-Provence souffrent également avec des prix moyen à l'hectare en baisse, respectueusement de -28,1 %, -5,4 % et -3,1 %.
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La moyenne des vignes AOP s'établit à 171 400 €/ha, en recul de 2,9 % par rapport à 2024. En vignes non AOC, la baisse est de 7,7 %, à 12 800 €/ha. La baisse est généralisée, hormis en Corse.
Les prix des vignes à eaux de vie sont également dans la tourmente, avec des valeurs divisées par deux en cognac (-54,5 %) en un an. Le prix moyen s'établit dorénavant à 23 200 €/ha.
3 : Davantage de domaines cédés
L'évolution des surfaces échangées sur un an est globalement stable, avec +0,5 %, à 19 000 ha. Mais ce chiffre cache lui aussi des disparités avec une évolution positive des ventes de bien bâtis (+3,6 % vs 2024, à 5 300 ha) et un léger retrait des biens non bâtis (-0,7 %, à 13 700 ha). "Cela traduit une hausse des ventes de domaines", interprète Loïc Jégouzo.
4 : Des achats majoritairement effectués par des personnes physiques
Les personnes physiques agricoles représentent 35 % des acheteurs de vignes. "Les viticulteurs fermiers repartent à la hausse (+3,6 % en nombre) après deux années consécutives de baisse, tandis que les non-fermiers poursuivent leur baisse", indique la FN Safer. Elle note néanmoins que l'ensemble des achats par des personnes physiques agricoles atteint son niveau historique le plus bas.
Par ailleurs, les personnes physiques non agricoles progressent en nombre et surface, les sociétés d'exploitation et de portage reculent en surface.