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Ludovic Roux, président des Vignerons Coopérateurs d’Occitanie : « Nous avons le potentiel pour vendre 12 millions d'hectolitres »

Alors que les volumes disponibles pour la nouvelle campagne se précisent, Ludovic Roux, président des Vignerons Coopérateurs d’Occitanie, se montre optimiste face aux perspectives 2022-2023 tout en plaidant pour des mesures de soutien ciblées.

Ludovic Roux, président des Vignerons Coopérateurs d'Occitanie, porte avec son organisation une demande d'outils de soutien ciblés pour faire face aux difficultés conjoncturelles.
© Vignerons Coopérateurs Occitanie

Les Vignerons Coopérateurs d’Occitanie estiment la récolte 2022 pour le bassin Languedoc-Roussillon entre 12,5 et 13 millions d’hectolitres soit une hausse de 30 % par rapport à 2021. Un volume que Ludovic Roux, président des Vignerons Coopérateurs d’Occitanie (17 100 vignerons coopérateurs) considère avec sérénité. « On ne va pas se plaindre d’avoir une récolte normale, lance-t-il. Au niveau macroéconomique, nous avons 6 millions d’hectolitres de stocks. C’est le niveau le plus bas depuis 5 ans ».

Un potentiel de croissance

Le Languedoc-Roussillon a vendu 10,6 millions d’hectolitres sur 12 mois glissants. « Nous avons le potentiel pour vendre 12 millions d’hectolitres » estime-t-il en espérant « que le conjoncturel ne deviennent pas structurel ». Il juge le bassin bien situé en prix et compétitivité par rapport à d’autres zones viticoles. Il cite en exemple la Mancha en Espagne, notamment pénalisée par la hausse des coûts du transport. « Nos vins sont adaptés au goût des consommateurs d’aujourd’hui », ajoute-t-il.

Et si du fait du contexte (manque de bouteilles, économie, géopolitique), le stock devait finalement grimper à 8 millions « ce ne serait pas encore une situation de crise ». Reste que le prix est une problématique majeure face à la flambée des coûts. « Maintenir les prix est un besoin », martèle le président, évaluant le surcoût d’une bouteille finie à 20 %.

Des outils d’aide ciblés selon les situations

Pour passer le cap des difficultés conjoncturelles, les Vignerons Coopérateurs d’Occitanie demandent qu’en parallèle de l’OCM vins, une « boîte à outils » soit mise en place au niveau de chaque bassin viticole. En Languedoc-Roussillon, elle comprendrait un soutien à l'export, une aide à la distillation ciblée pour certaines situations, par exemple des volumes de rosés qui n’ont pu être vendus. Autre outil attendu, une aide au stockage privé « car on porte de plus en plus de stocks » (face aux difficultés logistiques entre autres).

Les coopérateurs occitans plaident également pour une aide à « l’arrachage temporaire » sur 5 ans, dans « certains endroits », en lien avec des mesures agroécologiques « de type MAE ». Pour Ludovic Roux, des mesures d’arrachage définitif pourraient « prendre feu » et aller au « delà de ce qui est nécessaire » avec un impact négatif sur la vitalité des territoires. « Face aux normes toujours plus nombreuses, aux difficultés, le découragement grandit », admet-t-il.

Ces outils seraient financés par la région, l’Etat et le Feader. Pour Ludovic Roux, l’argent investi par les pouvoirs publics sera « récupéré ». « Nous sommes créateurs d’emploi et de vie dans des territoires où il n’y a pas grand-chose d’autre que l’activité agricole », conclut-il.

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