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« Le principal challenge a été d’aller vite pour que mon vin rouge primeur soit prêt à temps »

Anthony Castaing, vigneron au Domaine de Grange Neuve, à Pomport, en Dordogne, a créé un rouge primeur en 2023. Sa principale difficulté a été de bien maîtriser le temps. En cela, la co-inoculation l’a bien aidé.

Anthony Castaing, vigneron au Domaine de Grange Neuve, à Pomport, en Dordogne, vient de lancer une cuvée de vin primeur. Le timing a été son principal challenge.
Anthony Castaing, vigneron au Domaine de Grange Neuve, à Pomport, en Dordogne, vient de lancer une cuvée de vin primeur. Le timing a été son principal challenge.
© A. Castaing

« J’ai eu une grosse attaque de mildiou en 2023, donc je ne pouvais pas faire les mêmes vins que d’habitude. Je me suis dit qu’il fallait lancer de nouveaux produits et en même temps, j’ai vu une note de la fédération des vins, qui disait qu’il était possible de faire des primeurs en IGP périgord. Cela m’a interpellé et je me suis dit que c’était l’année pour tester.

Une co-inoculation avec la bactérie ML Prime

Je suis parti sur un assemblage de merlot, cabernet franc et cabernet sauvignon, récoltés sur un profil fruité à la machine, vers la mi-septembre. J’ai fait attention à ne ramasser que les zones où il y avait eu très peu de mildiou. J’ai encuvé en cuve inox et j’ai levuré avec des levures commerciales. J’ai également co-inoculé avec la bactérie ML Prime de Lallemand, afin de gagner du temps. Cette bactérie est très chère mais très efficace. La cuvaison a été très courte, environ huit jours.

J’ai écoulé le vin et pressé sous pneumatique avant la fin de la FA, dès que le vin a commencé à durcir. J’ai conservé mon cycle de pressurage habituel, mais je n’ai pris que les premiers jus de pressée. Mi-octobre, les fermentations étaient finies, ce que j’ai vérifié avec des analyses. J’ai filtré sous presse et fini sur plaques ; j’ai ajouté de la gomme lors de la mise.

Une mise en bouteille à chaud pour pallier l’absence de sulfitage

Pour cette dernière, j’ai fait venir un prestataire car comme je n’ai pas du tout sulfité, je voulais faire une mise à chaud. Il est venu fin octobre embouteiller environ 37 hl. Par contre, l’étiquette n’était pas encore prête donc nous avons dû étiqueter environ une semaine après la mise, début novembre.

La cuvée a bien plu et beaucoup de clients étaient intéressés mais j’ai été pénalisé commercialement car ils s’étaient déjà engagés avec d’autres domaines, les achats de primeurs se faisant fin août début septembre. L’année prochaine, je m’y prendrai plus tôt car je compte renouveler cette cuvée ; je suis content du résultat qualitatif. On est sur le fruité, la légèreté, avec un peu de structure. C’est la spécificité de ce vin, le profil est différent d’un gaillac ou d’un beaujolais primeur. »

Cuvée Préhistoire, vendue 9 euros sur tous les circuits de commercialisation

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