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En Gironde : « Je gagne beaucoup de temps en paillant mes rangs de vigne avec la PFA »

Benoît Belly, vigneron sur 45 hectares au Moulin de Vignolle, à Pleine-Selve, en Gironde, paille ses cavaillons avec l’herbe qui y est naturellement présente.

<em class="placeholder">Benoît Belly, vigneron en bio sur 45 ha au Moulin de Vignolle, à Pleine-Selve, en Gironde</em>
Benoît Belly (à gauche), vigneron sur 45 hectares au Moulin de Vignolle, à Pleine-Selve, en Gironde, paille ses cavaillons en couchant l’herbe naturellement présente.
© B. Belly

« Jusqu’à peu, j’entretenais le cavaillon avec du travail du sol. Je passais avec des lames, des disques émotteurs, je chaussais et déchaussais. Et dans l’interrang, je semais des engrais verts. Tout ça est très bien, mais ça a un coût élevé et j’ai dû stopper. Désormais, tout, interrang et cavaillon, est en enherbement naturel.

Pour l’entretenir, je passe un rolofaca dans l’interrang, équipé jusqu’à l’an dernier d’épampreuses à lanières à l’avant. Cela permet de coucher l’herbe, mais c’est très lent et chronophage.

​​​En 2025, j’ai installé la PFA à l’avant du tracteur à la place des épampreuses. Elle fouette l’herbe et casse sa fibre. Cela la couche sur le cavaillon sur 30 à 40 cm de large, pour faire un genre de paillis. Les herbes ne se relèvent pas. Je suis très content du résultat final. Et ce d’autant plus que je peux passer à 3-3,5 km/h, contre 1,5-2 km/h avec des interceps. Résultat, je couvre tout le domaine en trois semaines au lieu d’un mois avant. Et je réalise moins de passages.

En 2025, année peu pluvieuse, je suis intervenu deux à trois fois, selon le type de sol. La première fois en avril-mai selon les parcelles. La seconde fois, juste sur les parcelles argileuses (10 à 15 hectares), plus poussantes, fin août, afin de pouvoir vendanger dans de bonnes conditions. Puis j’ai réalisé le dernier passage partout en octobre-novembre, avant l’hiver, pour que les vignes soient propres avant la taille. À l’automne, j’ai travaillé les interrangs à l’Actisol, mais en positionnant la dernière lame le plus proche possible des ceps. Je ne réalise rien d’autre sur le cavaillon.

Je préfère cette technique au broyage de l’herbe car je trouve que la tonte stimule les racines, ce qui me fait trop de concurrence. Avec la PFA, j’ai observé que j’avais moins d’effet sur les racines.

​​​​​L’avantage de cette technique est la facilité de travail et la rapidité. Le matériel est simple à utiliser et entretenir, il n’utilise que peu d’hydraulique. L’herbe étant toujours attachée par la racine, le paillis ne s’envole pas. En revanche, il faut supporter la salissure du terrain, car il faut attendre que les herbes soient suffisamment hautes (au niveau du fil de lattes) pour les coucher. Cela gêne lors des travaux manuels. Et l’autre inconvénient est la forte usure des brins de téflon. Ils entrent au contact des ceps et s’abîment vite. Les pieds de vigne ne sont en revanche pas abîmés. La PFA ôte un peu l’écorce mais beaucoup moins que l’épampreuse. »

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