En Gironde, des cartes de diversification en fonction des contextes pédoclimatiques
Mieux vaut-il planter de la lentille, du miscanthus ou mettre en place un élevage de poules pondeuses ? C’est à cette question que répond une étude lancée par deux communautés de communes girondines.
Pour aider les vignerons de leurs zones à trouver un avenir pour leurs terres suite à la crise, la communauté de communes de Castillon-Pujols et la communauté d’agglomération du Libournais ont mandaté des cabinets d’expertise afin de cerner les forces et faiblesses des différentes voies de diversification possibles.
Se basant sur des données géologiques et pédoclimatiques, sur l’état des nappes profondes, souterraines, alluviales et superficielles, ainsi que sur l’analyse des forces et faiblesses de 16 filières, ils ont pu dessiner une carte de recommandations de diversification, selon les zones (voir graphique).
Bovins dans le Nord, chanvre dans le Sud
L’un des enseignements est que le raisin de table, le miscanthus, le boisement ou l’élevage de poules pondeuses peuvent se faire sur tout le territoire. Le miscanthus, par exemple, a un coût d’implantation de 3 300 euros par hectare, avec une marge semi-nette de 480 euros par hectare. Pour les poules pondeuses, le seuil est de 200 poules en vente directe, avec une marge nette d’environ 20 euros par poule, soit environ 4 000 euros, pour un investissement inférieur à 10 000 euros.
Des spécialisations apparaissent ensuite selon les zones. Le nord semble par exemple plus propice aux pommes ou aux bovins, tandis que le sud paraît plus adapté au chanvre, à la prune ou à l’amande.