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Du sucre pour réduire les doses de cuivre

Les premiers résultats du programme de recherche national Usage révèlent que l’application de microdoses de sucres pourrait participer à la lutte contre les maladies et ravageurs de la vigne, et permettre ainsi une diminution des doses de cuivre.

L’absorption des sucres est très rapide, mais pas leur action. On considère qu’il faut sept jours à la vigne pour modifier son métabolisme sous l’action du sucre.
L’absorption des sucres est très rapide, mais pas leur action. On considère qu’il faut sept jours à la vigne pour modifier son métabolisme sous l’action du sucre.
© C. Bioteau

L ’ADAbio de Savoie a testé l’efficacité de l’application de très faibles doses de différents sucres contre les ravageurs de la vigne, et notamment l’effet du fructose contre le mildiou. Quatre modalités ont été testées : cuivre à 600 g/ha par traitement, cuivre à 100 g/ha + fructose à 100 mg par litre de bouillie, cuivre à 100 g, et fructose seul. “ L’application hebdomadaire de fructose + 100 g/ha de cuivre a permis d’obtenir une efficacité proche d’un programme à 600 g/ha de cuivre (30-35 % en fréquence d’attaque contre 70 % dans le témoin) ”, indique Arnaud Furet, de l’ADAbio de Savoie.
“ Le mécanisme d’action du sucre est encore mal connu, indique Marc Chovelon du GRAB (Groupe de recherche en agriculture biologique) d’Avignon, mais on suppose que l’application de sucres naturellement présents sur la vigne mais plus tôt en saison perturbe son métabolisme et modifie les sites de reconnaissance utilisés par les ravageurs pour s’implanter. ”



Des expérimentations à poursuivre


Dans le cadre de ce programme de recherche national, des essais ont été menés sur d’autres sites que celui de Savoie. Si tous les résultats obtenus ne sont pas aussi probants que ceux de l’ADAbio, ils révèlent néanmoins un effet positif du fructose. Ce programme de recherche va se poursuivre pour tester l’intérêt de ces microdoses notamment contre la cicadelle de la flavescence dorée. Cette expérimentation s’inspire des résultats de recherche de Sylvie Derridj de l’Inra et porte sur plusieurs cultures et plusieurs sucres (fructose, glucose, saccharose et tréhalose).

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