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Dans l'Aude : « L'irrigation connectée des vignes permet davantage de précision et moins de tension »

Viticultrice dans les Corbières, Magalie Broto constate au quotidien les atouts d’un réseau d’irrigation connecté.

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Magalie Broto, viticultrice irrigante à Montbrun-des-Corbières : « L'irrigation connectée dispense d'ouvrir et fermer les vannes manuellement et permet d'être très réactif lors de fuites soudaines. »
© V. Motin

« L’irrigation connectée évite les tensions », annonce Magalie Broto, à la tête d’une exploitation viticole de 160 hectares à Montbrun-des-Corbières, dans l’Aude, en appellation corbières, IGP pays d’oc et pays d’aude-terres du midi. Sur une partie de la surface, le domaine dispose de parcelles de vigne irriguées, certaines via une association syndicale libre (ASL), au sein de la Cuma Giprofel de Puichéric, d’autres via l’association syndicale autorisée (ASA) de Castelnau-La Retorde. 

Lire notre article sur l'irrigation connectée : 30 % d’économie d’eau avec l’irrigation connectée de la vigne

Cette dernière a commencé à irriguer il y a cinq ans. « Dès le début, nous sommes partis sur une installation connectée Andromède proposée par Aquadoc pour le parcellaire dans le périmètre de l’ASA Castelnau-La Redorte », explique Magalie Broto. L’ensemble du réseau est équipé de vannes automatiques pilotées à distance et doté de capteurs connectés qui mesurent son bon fonctionnement.

Moins de déplacements et un planning respecté à la lettre

Sur l’ASA, le pilotage automatique à distance de l’ouverture et la fermeture des vannes évite les déplacements pour ouvrir ou fermer les vannes, contrairement à la Cuma de Puichéric où ces opérations se font en manuel. Cela représente un gain de temps pour les personnes en charge de l’actionnement des vannes, un gain estimé à une demi-journée par semaine sur son exploitation. L’automatisation des vannes évite les erreurs et les mauvaises surprises, « comme le fait de se voir fermer la vanne pendant son tour d’eau », témoigne Magalie Broto.

Le pilotage s’effectue via l’application pour tous les adhérents. « Il n’y a pas de surprise et beaucoup moins de tension entre adhérents, apprécie la cheffe d’exploitation. Chacun connaît son quota hebdomadaire et comment il va être réparti. Comme le système est très bien contrôlé, on arrose comme on veut même lors d’épisodes de restriction, alors que l’on n’irrigue que la nuit lors de ces mêmes périodes dans la zone de Puichéric dépourvue d’équipements connectés, ce qui rend les adhérents plus tendus. » 

Des contrôles de la police de l’eau peuvent avoir lieu et des amendes peuvent être infligées si le viticulteur ne ferme pas la vanne en temps voulu lors des périodes de restriction. Dans l’ASA de Castelnau-La Redorte, le pilotage connecté permet de faire respecter ces règles de restriction de façon stricte.

Un début de saison plus simple

Les gains de temps se font particulièrement ressentir en début de saison. « Dans le réseau avec les vannes manuelles, il y a beaucoup de temps à consacrer lors de la mise en route, à écouter pour repérer d’éventuelles fuites, au nettoyage systématique des filtres, reconnaît Magalie Broto. Le réseau connecté est quant à lui doté de capteurs de débit qui détectent et avertissent en cas de surdébit ou de sous-débit, respectivement annonciateurs de fuites ou de colmatages. »

Le nettoyage des filtres ne s’effectue plus désormais que lorsqu’un colmatage est détecté via les capteurs de débit. La fuite est quant à elle repérée dès sa survenue. « On gagne en efficacité. On évite les déplacements inutiles à la parcelle. L’allocation d’arrosage se met en pause, ce qui évite la perdition d’eau. »

Une traçabilité fine des apports

 

 
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Une application procure une traçabilité complète du pilotage le l'irrigation connectée de la solution Andromède d'Aquadoc. © Aquadoc

Visualisable sur une application dédiée, la traçabilité en temps réel est également un atout des réseaux connectés. « Dans le réseau non connecté, il y a un relevé en début et en fin de campagne. Andromède assure une traçabilité beaucoup plus fine. » Ces informations sont utiles pour l’exploitation certifiée HVE. « L’eau est un bien commun, ajoute la viticultrice. Dans le contexte de réchauffement climatique, on se doit d’être précis pour limiter notre impact. »

« Les coûts à l’hectare sont bien supérieurs dans le cadre du réseau connecté, explique Magalie Broto. Les charges fixes au sein de l’ASA sont nettement plus élevées que sur le réseau non connecté. Cela a nécessité des investissements importants de modernisation du réseau, il y a maintenant 6 ans. Cependant, même si je n’ai pas fait le calcul, je suis certaine que les gains procurés nous assurent un bon retour sur investissement et une meilleure gestion de l’eau entre les usagers. »

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