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La Champagne, résolument optimiste pour 2024

Après une année agitée aussi bien du point de vue médiatique qu’économique, la Champagne affiche un certain volontarisme pour aller de l’avant.

Pour Maxime Toubart (vignerons) et David Chatillon (négoce), les chantiers menés par la Champagne en 2024 doivent restaurer optimisme et confiance après une année 2023 ...
Pour Maxime Toubart (vignerons) et David Chatillon (négoce), les chantiers menés par la Champagne en 2024 doivent restaurer optimisme et confiance après une année 2023 qui a quelque peu chahuté la filière.
© Yannick Champenois

Réunis mardi 13 février au salon Wine Paris & Vinexpo Paris, les coprésidents de l’interprofession champenoise, David Chatillon et Maxime Toubart, affichaient un air résolu et ont présenté « cinq bonnes raisons d’être optimiste et d’avoir confiance en la Champagne pour 2024 ».

1 Une filière « engagée et responsable »

Face aux « comportements déviants » de certains prestataires et employeurs de main-d’œuvre constatés pendant les vendanges, le Comité Champagne assure « travailler sur les conditions d’hébergement », et va renforcer la diffusion des consignes de santé et de sécurité. Une charte et un annuaire des prestataires se préparent.

En attendant, la viticulture champenoise demande à figurer parmi les métiers « en tension » afin d’obtenir des allégements administratifs en matière de recrutement. Les premières avancées seront dévoilées avant la vendange 2024.

2 Une interprofession « innovante »

En vue de « préserver la typicité et l’excellence » de ses vins, le Comité Champagne prépare l’inauguration pour cet été de sa serre de prémultiplication « insect proof » Qanopée, réunissant les interprofessions de Bourgogne et du Beaujolais. En complément, un nouveau centre de « recherche, développement et innovation », doté d’une cuverie plus vaste et d’un laboratoire de pointe, sera intégré à la future Maison de la Champagne, qui verra le jour fin 2028.

3 Une appellation « forte », notamment à l’export

Le Comité Champagne ouvrira fin avril une nouvelle antenne à Stockholm, afin de faire connaître davantage le champagne en Suède, mais aussi en Norvège, en Finlande et au Danemark. Le rayonnement du champagne passera aussi par une nouvelle offre de formation intitulée « Champagne Education », en cours de déploiement dans plusieurs établissements à travers le monde (France, États-Unis, Allemagne). Enfin, le champagne peut se targuer d’avoir obtenu le statut de « nom notoire » en Chine, une première pour une appellation étrangère : l’utilisation frauduleuse du terme « champagne » est désormais interdite pour tout produit, « y compris en caractères chinois ».

4 Le champagne reste « la référence »

En dépit d’un tassement des ventes qualifié en fin d’année de « retour à la normale » par les coprésidents du Comité Champagne, la filière se réjouit des résultats d’une étude menée par Ipsos. On y apprend notamment que le champagne « incarne toujours le luxe » et constitue « un choix idéal pour marquer les moments importants ».

5 La consommation et les marchés « se renouvellent »

Au cours des vingt dernières années, plusieurs marchés ont émergé à l’export, dont le Canada, l’Afrique du Sud et la Corée du Sud. Autres moteurs de croissance, les rosés et les cuvées peu dosées : les premiers ont quintuplé de volume en deux décennies, et représentent à eux seuls 10 % des ventes à l’export en 2022. Quant aux extra-bruts et non dosés, ils ont multiplié leurs ventes par 70 pour atteindre plus de 6 millions de cols exportés en 2022.

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