Aller au contenu principal

Astuce | « J’ai imaginé un préparateur à bouillie mobile qui nous est revenu à 300 euros », Anthony Delgado, chef de culture du Château de Respide

Anthony Delgado, chef de culture du Château de Respide, à Langon, en Gironde, a fabriqué un préparateur à bouillie. Voici les étapes suivies.

Anthony Delgado, chef de culture du Château de Respide, à Langon, en Gironde, a fabriqué un préparateur à bouillie.
Anthony Delgado, chef de culture du Château de Respide, à Langon, en Gironde, a fabriqué un préparateur à bouillie.
© C. de Nadaillac
 

1. Pour confectionner son préparateur à bouillie à trois étages, Anthony Delgado, chef de culture au Château de Respide, à Langon, en Gironde, a commencé par récupérer une cuve en fibre de verre de 300 litres, ainsi qu’une pompe. Il a également réutilisé des grilles et des tubes creux inutilisés sur le domaine.

2. Il a ensuite acheté deux tuyaux en plastique rigide, un coude et deux vannes trois voies, pour environ 300 euros. Il a percé la cuve pour y installer la première vanne trois voies acquise, puis les tuyaux menant à la pompe. La seconde vanne permet de remplir le pulvérisateur.

3. Le chef de culture a confectionné un bâti métallique à trois étages. Celui du bas, qui mesure 1,10 m de long pour 77,5 cm de large, reçoit la pompe. Les tubes carrés creux de la longueur font 4 cm de côté tandis que sur la largeur, ils mesurent 3,5 cm. Quatre roues de 11 cm de diamètre y sont soudées, aux quatre angles.

4. Anthony Delgado a ensuite conçu un étage intermédiaire, qui supporte la cuve. Il est constitué de quatre tubes creux carrés (83 cm de long pour 77,5 cm de large) sur lesquels sont soudées deux grilles de 83 cm de long et 31 cm de large.

5. Le dernier étage est destiné à recevoir les sacs de produits phytosanitaires, afin de faciliter leur vidage dans la cuve.

 

 
Une passerelle au-dessus de la cuve permet de poser le sac de produit phytosanitaire, pour le déverser aisément.
Une passerelle au-dessus de la cuve permet de poser le sac de produit phytosanitaire, pour le déverser aisément. © C. de Nadaillac
Il se compose d’une grille de 55 cm de long sur 72 cm de large. Cette dernière s’appuie en plus sur la cuve via une petite poutre métallique. La plateforme est reliée à l’étage du dessous par deux tubes carrés creux de 3 cm de côté, disposés verticalement.

 

 

 
La cuve du mélangeur a une capacité de 300 litres.
La cuve du mélangeur a une capacité de 300 litres. © C. de Nadaillac
Sur chacun, un petit segment de 18 cm de haut est soudé sur un plus long, disposé en biais, et mesurant 91 cm de long. Au milieu, un rond creux de 2 cm de diamètre relie les deux bras.

 

 

 
À l'avant, un crochet permet d'enrouler le fil de la pompe. L'autre côté reçoit la télécommande de la pompe.
À l'avant, un crochet permet d'enrouler le fil de la pompe. L'autre côté reçoit la télécommande de la pompe. © C. de Nadaillac
À l’avant, le chef de culture a également créé un cadre permettant de manier le chariot. Il reçoit en outre un crochet pour ranger le fil de la pompe, tandis qu’un second accueille la télécommande.

 

Coût 300 euros

Difficulté simple

Temps un jour et trois heures

Les plus lus

Le poudrage est souvent réservé à la période sensible.
Soufre poudre ou mouillable : les critères de choix en vigne
Bien que le soufre mouillable ait de nombreux avantages en termes d’emploi, la forme en poudre n’est pas à négliger. Elle permet…
Certains constructeurs combinent une tondeuse à une rogneuse.
Les rogneuses traînées, synonymes de productivité

Les rogneuses traînées sont des machines offrant de bons débits de chantier, adaptées à des surfaces minimales de 30 à 40…

Fabien Marie, viticulteur en Charente-Maritime : « La rogneuse traînée est incomparable en termes de maniabilité dans les tournières. »
« Je gagne en débit de chantier avec ma rogneuse traînée »

Viticulteurs et entrepreneurs en Charente-Maritime, Laurent et Fabien Marie sont équipés de deux rogneuses traînées. Un…

René Becker, consultant et formateur indépendant, spécialiste de la biodynamie.
« En 100 ans, la viticulture en biodynamie n’a jamais été aussi actuelle »

René Becker, consultant et formateur en biodynamie, dresse un bilan et des perspectives pour la biodynamie à l’occasion du…

Le biochar épandu au pied des vignes permet d'améliorer la rétention en eau, selon des observations récentes.
Quels produits utiliser contre la sécheresse en viticulture ?

Qu’ils agissent sur la plante pour les biostimulants, ou sur le sol pour les biochars, il existe des leviers pour aider la…

Planter des vignes en gobelet et introduire des engrais verts en interrang sont deux leviers permettant de lutter contre la sécheresse.
Une diversité de pratiques culturales pour lutter contre la sécheresse de la vigne

Cépages tolérants, conduite en gobelet, palissage assoupli, présence de couverts végétaux ou encore d’arbres sont autant de…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Vigne
Consultez les revues Réussir Vigne au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters des filières viticole et vinicole