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Assurer les pertes dues au mildiou de la vigne est désormais possible

L’entreprise WTW lance Vign’Protect Mildiou, une assurance paramétrique qui se veut souple et à destination de tous les viticulteurs. La limite de souscription pour la campagne 2026 est fixée au 28 février.

<em class="placeholder">grappe de raisin atteinte par du mildiou</em>
Les pertes de récoltes peuvent être importantes certaines années à cause de la pluviométrie.
© JC. Gutner

La perte de récolte due aux maladies cryptogamiques est désormais un risque assurable, au même titre que le gel, la grêle ou la sécheresse. Une innovation portée par WTW France, développée avec l’assureur Seyna et concrétisée grâce à la digitalisation des données météo et au développement des assurances paramétriques. L’avantage de ces dernières est de s’affranchir des expertises et autres calculs de taux de pertes : si l’évènement se produit, en l’occurrence ici une pluviométrie excédentaire, l’assuré est remboursé.

« Nous avons travaillé pendant un an avec des experts, notamment à l’IFV, pour définir des seuils à l’échelle communale », explique Mickaël Goracki, directeur commercial agri-viti du groupe WTW. Le produit se veut simple, et accessible à tous les viticulteurs. L’assuré n’a pas besoin d’être équipé de station météo puisque les relevés s’appuient sur le modèle Météo France Coméphore. « Dans les faits le viticulteur n’assure pas des hectares et une récolte, mais un capital dont il choisit le montant, poursuit le directeur commercial. C’est donc très souple, le viticulteur peut moduler en fonction de ses parcelles et leurs historiques. »

Les surcoûts engendrés pour la lutte phytosanitaire sont également assurables

Et cela permet de couvrir aussi bien les pertes de récoltes, jusqu’à 200 000 euros, que les frais supplémentaires engagés pour la protection phytosanitaire, à hauteur de 16 000 euros. L’assurance se déclenche automatiquement au-dessus d’un seuil de précipitation sur la période du 20 mars au 10 août, ou bien plus de 6 jours de pluies d’affilée (plus de 3 millimètres) cumulant au moins 30 millimètres. « Plusieurs paliers sont prévus : tous les 20 millimètres au-dessus du seuil fixé pour la campagne, ou bien tous les 15 en bio, on rembourse 25 % du capital », précise Mickaël Goracki. De même, le remboursement est progressif jusqu’à 10 jours de pluie d’affilée cumulant 50 millimètres.

Ainsi l’assurance ne couvre pas seulement le mildiou mais toutes les maladies cryptogamiques de la vigne liés à la pluviométrie : mildiou, oïdium, black-rot et botrytis. Il est possible de faire un devis en ligne et de souscrire dans la foulée en moins de cinq minutes sur une page dédiée sur le site de WTW. À titre d’exemple, assurer 100 000 euros de récolte et 10 000 euros de lutte pour une exploitation du Gard rhodanien, revient à presque 3 700 euros pour la campagne, avec un seuil de déclenchement à 380 millimètres. La date limite de souscription pour le millésime 2026 est fixée au 28 février.

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