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51% des Français se disent amateurs éclairés de vin

L'édition 2021 du baromètre de l’agence Sowine sur la relation des Français au vin fait état d'un lien renforcé. Les Français se disent de plus en plus connaisseurs en vin. Sans doute encouragée par l’épidémie de Covid-19, la numérisation de leur relation au vin progresse.

L'édition du baromètre 2021 de Sowine/Dynata révèle un lien renforcé des Français au vin.
© capture écran site Sowine Studies

L’agence Sowine a présenté le 2 mars les résultats de son baromètre annuel réalisé avec Dynata. Ils reposent sur un sondage en ligne réalisé en décembre 2020 auprès de 1005 français représentatifs de la population française de 18 à 65 ans. Sowine le réalise depuis 2010. Cette année, le vin y conforte sa place de boisson alcoolisée préférée des Français.

La progression des amateurs éclairés concerne aussi les jeunes

« Le nombre de personnes se déclarant comme amateurs éclairés a significativement augmenté puisqu’il est passé de 35% en 2010 à 51% en 2020 », relève Arnaud Daphy, de l’agence Sowine, en présentant les résultats. Il constate que cette évolution se mesure y compris chez les jeunes Français. « Ce qui peut nous nourrir d’espoir pour l’avenir, c’est que la catégorie d’amateurs éclairés augmente aussi chez les 26-35 ans ». Ces derniers sont désormais 49% à se considérer comme amateurs alors qu’ils n’étaient que 33% en 2010.

Logiquement, l’intérêt pour le vin augmente. 62% des Français disent s’intéresser au vin. C’est une progression de 12 points depuis 2019. Même les consommateurs se considérant comme néophytes sont 42% à s’intéresser au vin.

Ce lien renouvelé se traduit par une consommation en hausse, sachant que le baromètre ne mesure pas des achats effectifs mais du déclaratif. « On avait observé entre 2010 et 2019 une chute des grands consommateurs, c'est-à-dire ceux qui disent consommer du vin une ou plusieurs fois par semaine. Mais en 2020, ils sont 51% soit une progression de 14 points par rapport à 2019 », expose Arnaud Daphy. Seulement 11% des Français de 18 à 65 ans n'en consomment jamais.

Lire aussi : Une consommation en pleine révolution

Une attention portée aux produits renforcée

À travers les résultats de l'édition 2021 du baromètre Sowine/Dynata transparait une attention des consommateurs toujours plus grande à ce qu’ils achètent. La région d’origine reste le premier critère de choix (45%) devant le prix (41%) mais le cépage (25%) passe devant l’appellation (22%).

67% disent prendre le temps de regarder si une bouteille de vin est bio lors de l’achat (31 points de plus qu’en 2019). Ça ne veut pas dire pour autant qu’ils l’achètent puisque 41% disent acheter des vins bio et pas forcément régulièrement.

Les consommateurs de vins sont aussi curieux de découvrir des vins étrangers : 73% d'entre eux déclarent en consommer. 46% privilégient plutôt les vins d’origine européenne et 23% plutôt ceux du Nouveau Monde. 49% des consommateurs le font pour le goût et 46% pour essayer des nouvelles choses.

Lire aussi : la consommation de vins bio : la tendance se confirme

La relation au vin se numérise toujours plus

Internet est toujours la troisième source d’information pour acheter du vin avec 21%, derrière l’entourage (46%) et les pros (41%). Mais cette source gagne du terrain (14% en 2010) alors que les autres sources ont tendance à être un peu moins citées.

L’achat en ligne a très nettement progressé : 46% des acheteurs de vins disent avoir acheté du vin sur Internet. En 2019, ils n’étaient que 31% et en 2010, seulement 10%. Ce qui n'a pas empêché non plus les acheteurs de vin de davantage s'approvisionner dans le réseau des cavistes et détaillants (44%, soit +12 points par rapport à 2019), les grandes surfaces restant en tête avec 83%.

Sowine remarque que l'achat en ligne s’oriente de préférence sur des produits premium. 69% des acheteurs en ligne disent dépenser majoritairement plus de 10 euros par bouteille.

Lire aussi : La consommation de vin doit inventer son fléxitarisme

 

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