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Les exportateurs de vins et spiritueux déplorent 26% de pertes aux Etats-Unis

A l’occasion de leur assemblée générale, la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux de France (FEVS) a confirmé le lourd impact de la taxe Trump sur les chiffres d’affaires de ses adhérents et constaté que l’État reste sourd à la demande d’un fonds de compensation.

César Giron, président-directeur général de Martell Mumm Perrier-Jouët (Groupe Pernod Ricard), a été élu pour trois ans à la présidence de la FEVS. Il déplore le manque de soutien de la part de l'Etat français face aux pertes de chiffre d'affaires induites par la taxe Trump.
© FEVS

« Malheureusement, ces paroles sont encore restées sans suite à ce jour », déplore le nouveau président de la FEVS, César Giron, en rappelant la promesse du président de la République Emmanuel Macron, suite à sa visite au salon de l'Agriculture. « En mars dernier, après avoir rencontré la FEVS au salon de l’Agriculture, le président de la République nous écrivait « J’ai bien entendu le message quant à l’urgence. Nous sommes à l’œuvre », se remémore César Giron. Depuis, presque quatre mois se sont écoulés.

Inquiétudes face à la dégradation du contexte économique

La FEVS annonce un recul des ventes de 26% en valeur pour les exportateurs de vins et spiritueux français aux États-Unis sur les cinq premiers mois d’application des sanctions américaines (de fin octobre à fin mars). La fédération estime que le coût de 300 millions d’euros par an évalué en février 2020 par un cabinet indépendant est confirmé. Réunie en assemblée générale le 24 juin, la FEVS a fait état de la forte inquiétude de ses membres face à l’année 2020. Désormais le spectre de la crise économique mondiale s’ajoute aux effets de la taxe Trump, du Brexit et des tensions sur le marché chinois.

Un soutien jugé bien trop inégal face à l'aéronautique

 « En comparaison, le plan de soutien de l’État à la filière Vin se limite aujourd’hui à 150 millions d'euros, y compris les aides en matière de charges sociales, soit 1% des aides octroyées au secteur aéronautique », dénonce la FEVS. Une aide qu'elle estime bien faible au regard des 9 milliards d'euros d'excédent commercial généré par la filière en 2019. « Cette différence de traitement est insupportable », s'insurge César Giron.

Elu à la tête de la FEVS pour 3 ans, César Giron prend la suite d'Antoine Leccia.« Lutter avec force contre l’émergence du protectionnisme sur de nombreux marchés et disposer d’outils d’observation des marchés », sont les missions qu'il estime que la FEVS « doit désormais, encore davantage, remplir ».

 

A lire aussi : "On parlera peut être d'un milliard d'euros perdus à l'export"

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