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« On va pousser des objectifs de production agricole au niveau européen, filière par filière » annonce Emmanuel Macron sur une ferme en Haute-Saône

A quelques jours de l’ouverture du salon de l’Agriculture, le président de la République a affirmé que sa vision de l’agriculture était celle de la souveraineté, à l’occasion d’une visite d’un élevage allaitant en Haute-Saône. Et d’annoncer qu’il voulait obtenir des objectifs de production dans la future PAC.

Emmanuel Macron dans une ferme en Haute-Saône interrogé par des journalistes
Emmanuel Macron avec Annie Genevard, ce 3 février, dans un élevage allaitant en Haute-Saône près de Vesoul.
© FDSEA de Haute-Saône

Rappelant la « période difficile » que traversent l'agriculture française, Emmanuel Macron a promis ce matin d’« apporter des réponses » en local sur une exploitation spécialisée dans l’élevage de vaches allaitantes à Vallerois-le-Bois (en Haute-Saône). Mais pas seulement. Citant des filières en « difficulté de revenus », comme la viticulture, les grandes cultures et les filières d’Occitanie ou des « zones intermédiaires », face « à une concurrence désinhibée », le président de la République a reconnu que la France était face à « un énorme défi agricole ».

Lire aussi : La FNSEA appelle Macron à livrer enfin sa « vision » pour l’agriculture  

Emmanuel Macron affirme vouloir imposer des objectifs de production en Europe

« Dans les mois qui viennent on va se battre autour de trois grands objectifs en France, en Europe et dans nos combats internationaux », a poursuivi le président de la République citant la production, la préservation et la protection. « Le premier objectif ça doit être de produire : ce n’est pas un gros mot de produire », a déclaré Emmanuel Macron devant la presse.

 Le premier objectif ça doit être de produire : ce n’est pas un gros mot de produire

« On doit produire davantage au niveau français et européen », a-t-il poursuivi. Pour ce faire, le président de la République a évoqué la poursuite de simplifications pour faciliter l'activité des agriculteurs. Sur le plan européen, au niveau de la PAC, « on va pousser des objectifs de production au niveau européen, filière par filière » pour éviter « de dépendre » et de « déléguer notre alimentation à d’autres », a-t-il par ailleurs annoncé sans plus de précisions.

Lire aussi : Budget PAC 2028-2034 : malgré l’annonce des 45 milliards d’euros mobilisables « le compte n’y est pas pour la France », estime Farm Europe

Le président milite pour la préférence européenne pour l’agriculture

Sur la préservation, Emmanuel Macron a affirmé ne pas vouloir opposer agriculture et environnement mais appliquer les règles européennes, tout en maintenant la nécessité de préserver « notre eau, notre sol, notre biodiversité ».

Il faut faire avec notre agriculture exactement ce qu’on a fait ces derniers mois pour notre acier ou pour notre automobile

Concernant la protection, « il faut faire avec notre agriculture exactement ce qu’on a fait ces derniers mois pour notre acier ou pour notre automobile : de la préférence européenne et de la protection ». A savoir que « quand on a une règle qu’on impose à nos producteurs, il faut l’imposer à ceux dont on importe les biens ». « On veut contrôler ce qui est importé », a-t-il poursuivi.

Et d’affirmer que sa « vision » était celle de la « souveraineté ». 

Relire : Mercosur : face à la colère agricole, « la France choisit de voter contre », annonce Emmanuel Macron

Lire aussi : « Les agriculteurs français sont confrontés à une concurrence déloyale de la part d’autres pays » estiment plus de neuf Français sur dix

Emmanuel Macron semble regretter l’absence de vaches au salon de l’Agriculture

A quelques jours du salon de l’agriculture, Emmanuel Macron s’est par ailleurs félicité d’une « situation meilleure » sur le terrain de la dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC) : « nous n’avons plus de cas depuis plus d’un mois », a-t-il lâché.

La présence des vaches au SIA ? « Ca peut se regarder ! »

« Des conditions sanitaires » bien meilleures que lorsque les organismes de sélection des races bovines ont décidé de ne pas emmener de bovins au salon de l’agriculture, qu’Emmanuel Macron inaugurera le 21 février. 

En présence du président du salon de l’agriculture, le président de la République a indiqué avoir inviter les organisateurs « à regarder s’il y avait peut-être des flexibilités possibles » sur la présence de bovins. « Ca peut se regarder » a-t-il dit tout en ajoutant que la décision revenait aux professionnels et organisateurs.

Relire : « Il n’y aura aucun bovin au Salon de l’Agriculture 2026 »

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