Selon la député Renaissance de l'Essonne Marie-Pierre Rixain, les secteurs qui connaissent une pression foncière importante, comme les zones périurbaines, sont sujets à une dénaturation de leurs espaces agricoles et naturels par des occupations pour de l’agrément ou des loisirs contraires à la destination originelle de ces espaces, un phénomène qu’elle appelle « cabanisation ».
Toujours d’après elle, ces installations de loisir ou d'agrément posent des questions « d’hygiène et de salubrité, de protection des populations face aux risques inondation et incendie », induisent « des dégradations d’espaces naturels et des pollutions de sites via les eaux usées » et des manques à gagner pour les collectivités locales en raison de « la non perception des taxes locales et l’augmentation du coût induit par la collecte des ordures ménagères ».
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Pour endiguer ce phénomène la parlementaire Renaissance propose deux mesures directement liées à l'agriculture dans une proposition de loi : renforcer les sanctions liées à ces constructions illégales, et interdire « qu’un espace naturel ou un terrain agricole puisse être qualifié de terrain d’agrément ou de loisirs lorsque ce terrain a été détourné de son objet initial, notamment par l’installation d’équipements à cet effet ».
Une autre disposition de cette proposition de loi vise à encadrer la construction de pigeonniers en milieu urbain avec une distance vis-à-vis des habitations déterminée par le préfet. La parlementaire Renaissance avait déjà déposé un texte similaire en février 2022, à quelques semaines de la fin de la précédente mandature.